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Tuesday, October 27, 2026

Les passeports de Flavio Bolsonaro annulés après sa défaite à la présidentielle

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Le sénateur brésilien Flavio Bolsonaro a vu ses passeports annulés, a indiqué mardi une source policière à l’AFP, au milieu de spéculations sur une possible fuite après sa défaite à l’élection présidentielle.

La justice avait ordonné lundi à l’ex-candidat conservateur de remettre ces documents aux autorités, au lendemain du second tour du scrutin remporté à la surprise générale par le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva.

Selon la source policière, il ne s’est pas plié à cette demande, contrairement à ce qu’il avait promis.

« Les passeports de Flavio Bolsonaro sont annulés », a déclaré cette source, qui a ajouté qu’il n’y a aucune « trace officielle » indiquant que le parlementaire aurait quitté le pays.

Fils de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d’État, Flavio Bolsonaro fait l’objet de plusieurs enquêtes.

L’une d’elles porte sur des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent dans le financement d’un film sur son père. Il nie toute irrégularité.

Les autorités argentines ont démenti mardi une information circulant dans plusieurs médias locaux, selon laquelle il aurait tenté de quitter le Brésil en passant par l’Argentine.

« La Direction nationale des migrations n’enregistre aucune entrée de Flavio Bolsonaro en République argentine », a indiqué la présidence argentine dans un bref communiqué, expliquant réagir à une « escalade médiatique ».

« Tout est faux, il [Flavio Bolsonaro] n’est pas entré dans le pays », a affirmé à l’AFP une source au sein du ministère argentin de la Sécurité.

Plusieurs médias, dont la chaîne TN, ont rapporté mardi que le fils Bolsonaro aurait tenté d’entrer en Argentine, où l’aurait attendu un avion privé, possiblement vers les États-Unis.

« Manipulations »

Côté brésilien, l’entourage de l’ex-candidat garde le silence à ce sujet.

L’AFP a constaté qu’une délégation est sortie mardi de son domicile à Brasília, sans qu’il soit possible de déterminer si le sénateur se trouvait à l’intérieur de l’un des véhicules.

Contre toute attente, Flavio Bolsonaro, 45 ans, a été battu dimanche au second tour de l’élection brésilienne par le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva.

Le candidat battu avait dit lundi qu’il dirigerait l’opposition au gouvernement Lula, dont son parti a finalement reconnu la réélection.

Lundi, il avait également dit dans une vidéo s’être vu interdit de quitter le Brésil. Il a assuré n’avoir « jamais pensé à quitter le pays », dénonçant une « tentative d’intimidation » et une « aberration ».

Selon lui, la décision de lui retirer son passeport est due à une déclaration de son frère, l’ancien député Eduardo Bolsonaro, installé aux États-Unis, qui avait estimé que le candidat devrait quitter le Brésil en cas de défaite.

« Je n’ai jamais dit ça. Est-ce une raison pour me priver de mon passeport ? », a protesté Flavio Bolsonaro.

Mardi, un juge de la Cour suprême a par ailleurs ordonné l’ouverture d’une enquête sur un éventuel financement étranger de la campagne du sénateur conservateur.

Le magistrat Flavio Dino a aussi évoqué d’autres formes possibles d’ingérence, telles que des « manipulations » sur les réseaux sociaux impliquant Meta, qui a été dans le collimateur de la justice électorale durant la campagne.

Réélu avec 52 % des voix dimanche, le président de gauche a brandi durant la campagne l’étendard de la souveraineté nationale, accusant l’administration du président américain Donald Trump de vouloir s’immiscer dans le scrutin.

Lundi, M. Trump a affirmé que l’élection brésilienne semblait avoir été « truquée », tandis qu’une grande partie de la communauté internationale a félicité Lula pour sa réélection pour un quatrième mandat inédit.

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