Assemblée générale de l’ONU: des pays appellent à la protection des enfants face aux dangers de l'IA

Les patrons d’Anthropic, d’OpenAI et de Hugging Face, trois géants de l’intelligence artificielle (IA), vont briefer les ministres siégeant au Conseil de sécurité ce mercredi 23 septembre. L’IA est l’un des sujets phares de cette Assemblée générale de l’ONU, car les dirigeants veulent répondre à l’appel de ces entreprises pour brider son développement et mettre en place des garde-fous.
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L'intelligence artificielle et ses risques pour la sécurité mondiale seront l’un des grands sujets brûlants de ce mercredi 23 septembre alors qu'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies est programmée à 15h (19h TU), au cours de laquelle participeront les patrons du secteur Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic) et Clément Delangue (Hugging Face).
Mardi, Donald Trump a déjà rejeté l’idée d’un projet mondialiste pour réguler l’IA. La France, l’Espagne, l’Australie et le Kenya ont, eux, présenté les objectifs de la coalition qu’ils ont fondée en juillet pour la protection des droits des enfants face à l’IA, une alliance prioritaire pour ces gouvernements.
Ils ont laissé les réseaux sociaux inonder la vie des enfants et des ados pendant dix ans sans les réguler, ils ont vu les conséquences dévastatrices sur la santé mentale des jeunes, et ils ne veulent pas refaire la même erreur. Alors ces gouvernements s’allient pour faire pression sur les propriétaires de l’IA, que le Premier ministre espagnol appelle les « techno-oligarques », explique notre correspondante à New York, Carrie Nooten.
Mise en place de garde-fous
Pour lui, leurs entreprises devraient être tenues responsables de ces dangers vertigineux. « En 2023, 5 000 cas d’abus sexuels infantiles ont été générés par une intelligence artificielle. En 2025, on en a détecté 1,3 million », dénonce Pedro Sanchez.
Ces quatre pays en ont déjà entraîné 23 autres à s’engager à mettre en place des garde-fous, tout en restant attentifs à ne pas creuser encore plus le fossé digital entre les pays.
Le chef du gouvernement kenyan, William Ruto, appelle à une « sécurité dès la conception, protection des données des enfants, lutte contre les contenus pédopornographiques générés par l'IA et les "deepfakes", vérification efficace de l'âge. Le vécu des enfants en Afrique ainsi que dans les pays à revenu faible doit être pris en compte, tant dans les données que nous recueillons que dans les solutions que nous élaborons ».
Pour la coalition, aucun modèle d’IA ne devrait être accessible par défaut aux enfants avant d’avoir été testé, évalué et autorisé.
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