Le long périple des "flèches du Diable", cinq monolithes cérémoniels de Grande-Bretagne

Pourquoi les communautés britanniques du Néolithique ont-elles transporté d’immenses monolithes sur près de 20 kilomètres alors que la même pierre était disponible bien plus près de l’endroit choisi pour les ériger ?
Vue de deux des Devils’Arrows, dans le Yorkshire. Trois de ces monolithes de grès sont encore debout, tandis qu'au moins deux autres ont été réutilisés pour d’autres constructions.
Gordon Hatton / CC-BY-SA-2.0 / Wikimedia Commons
Si le cercle de pierres de Stonehenge est le site mégalithique le plus connu du Royaume-Uni, il en existe bien d’autres dans le paysage britannique, plus discrets, mais tout aussi aptes à apporter d’utiles informations sur les sociétés préhistoriques qui les ont érigés. C’est le cas des « flèches du Diable » (Devil’s Arrows), dans le Yorkshire, bien plus au nord.
La question de la provenance de ces trois pierres dressées fait débat depuis toujours : on présumait jusqu’à présent qu’elles avaient été prélevées à quelques kilomètres, mais une étude démontre que leurs bâtisseurs sont allés les chercher plus loin, à près de 20 km, sur le site naturel de Brimham Rocks, où les pierres travaillées par l’érosion ont créé un paysage féérique. Ce choix délibéré impliquant un effort supplémentaire relie donc les deux sites, ce qui donne une nouvelle dimension à l’alignement de monolithes.
Le site des « flèches du Diable » comptait au moins cinq mégalithes à l’origine
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