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Sunday, October 4, 2026

Éric Duhaime «très, très confiant» à la veille du vote

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Le camp péquiste « réalise que c’est potentiellement en train de leur échapper », estime Éric Duhaime à moins de 24 heures de l’ouverture des bureaux de vote. Le chef conservateur perçoit « un état d’esprit pas très positif » chez son adversaire, une humeur « à des années-lumière » de sa sérénité à la veille du scrutin.

« Serein » et « très, très confiant » de confirmer le retour d’une première députation conservatrice à l’Assemblée nationale après une absence de près d’un siècle, Éric Duhaime a réservé les dernières salves de sa campagne à l’encontre du Parti québécois.

Les deux formations, au 39e jour de la campagne, sont nez à nez dans six circonscriptions. Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a d’ailleurs invité la population à voter pour un gouvernement, et non pour une opposition, le 5 octobre prochain. Une sortie que son adversaire conservateur a rapidement tournée en dérision.

« Je trouve ça bizarre, a lancé le chef conservateur lors du dernier point de presse de sa campagne, d’un gars qui a toujours voté pour le Bloc québécois à Ottawa de nous dire qu’il ne faut pas voter pour un parti qui ne participe pas au pouvoir. Il va falloir que M. St-Pierre Plamondon aille expliquer ça à Yves-François Blanchet demain parce qu’il y a du monde à Ottawa, au Bloc québécois, qui va être mêlé. »

Le PCQ a espoir d’obtenir au moins 12 députés ou 20 % des votes le 6 octobre, les deux critères pour que son parti devienne un groupe parlementaire reconnu à la prochaine législature. « J’insiste sur le 20 % des votes parce qu’il y a des gens qui habitent dans des circonscriptions qui se disent : “Moi, j’ai voté libéral depuis le début de la Confédération, ça ne changera jamais.” Je dis à ces gens-là : “Votre vote compte” parce que c’est peut-être lui qui va nous donner le statut d’un groupe parlementaire reconnu à l’Assemblée nationale.»

Le camp conservateur veut une forte participation pour bloquer la majorité péquiste autant que la tenue d’un éventuel référendum. « Je pense qu’il n’y a pas d’engouement, il n’y a pas de légitimité de partir un référendum à l’heure actuelle. Il y a aussi la situation économique et la situation géopolitique qui ne s’y prêtent pas. Le Québec, selon le chef conservateur, est ailleurs. À un moment donné, il faut comprendre que les Québécois ont déjà dit non deux fois. »

Avant de prendre un dernier bain de foule de la campagne, Éric Duhaime a aussi défendu les politiques conservatrices que la co-porte-parole solidaire, Ruba Ghazal, avait qualifiées de « dangereuses » la veille.

« On a des positions très modérées, très, très, très normales, a soutenu le leader de droite. Moi, je n’ai jamais parlé de nationaliser des épiceries. Quand on parle d’idées qui sont un peu plus radicales, je pense que Québec solidaire n’a pas de leçon à donner à grand monde. »

Le PCQ, résolu tout au long de la campagne à couper dans les dépenses de l’État pour réduire de façon importante l’impôt des particuliers et des sociétés, se dit prêt à collaborer avec le prochain gouvernement et les autres partis.

« Notre objectif, ça va être de collaborer et de faire avancer nos idées à l’intérieur d’un parlement, qu’il soit minoritaire ou majoritaire. Qu’on aille 15, 20 ou 10 [députés], on va agir de la même façon. »

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