Super El Niño : les 4 signes qui prouvent que le phénomène atteint son intensité maximale

Nous ne sommes plus qu'à quelques semaines de l'intensité maximale d'El Niño. Cette phase climatique s'est installée en juin dernier, et elle se renforce de jour en jour. Cela se voit parfaitement, aussi bien avec les différents relevés météo, qu'avec les conséquences spectaculaires qu'elle entraîne à travers le monde.
La température de l’océan pacifique explose les records
El Niño se caractérise par une eau du Pacifique équatorial anormalement chaude : légèrement plus élevée que la moyenne, ou largement plus élevée. En 2026, c'est cette deuxième option qui se produit avec un super El Niño qui dépasse tout ce qui est connu jusqu'à présent.
— Ben Noll (@BenNollWeather) October 31, 2026This record El Niño is forecast to peak at +4.1°C in December according to the new CanSIPS run, before fading to neutral or a relative La Niña by July.
The tropical Atlantic looks much warmer than average heading into the next Atlantic hurricane season. pic.twitter.com/KyuntWAunL
Cela fait plus de 150 jours consécutifs que la température record de l'eau est battue quotidiennement. La température de l'eau de la « zone El Niño » atteignait une anomalie de +3,45 °C fin octobre, alors que le précédent record se situait à +2,5 °C. Le pic sera franchi courant décembre, avec une anomalie de chaleur qui devrait dépasser +4,1 °C !
— Ben Noll (@BenNollWeather) October 28, 2026This El Niño has now set ocean temperature records for 150+ days straight.
Average temperatures in the central equatorial Pacific Ocean have reached 86.4°F (30.2°C), while maximum temperatures have climbed to 88.8°F (31.6°C).
But this El Niño is about more than just numbers ???? pic.twitter.com/Cx3dlb61EI
Plusieurs régions du monde ont été submergées d’eau
El Niño a pour effet d'accentuer les extrêmes dans certaines régions du monde : un El Niño classique entraîne déjà des conséquences notables, et cet El Niño record démultiplie forcément l'intensité de ces événements. C'est l'Amérique du sud, la zone la plus proche de l'océan Pacifique équatorial, qui subit les conséquences les plus graves. Le Pérou et l'Équateur ont connu des pluies torrentielles, avec des inondations et des coulées de boue majeures. À Guayaquil, en Équateur, il est tombé 508 mm de précipitations en octobre, contre une moyenne de 5 mm !
Certains États d'Amérique du nord sont aussi concernés par une augmentation des pluies d'automne en cas de phase El Niño : il est tombé ainsi 431 mm de pluie en 6 heures à Palm Beach en Floride (lieu du crash du jet privé transportant 9 personnes) soit l'équivalent de 3 à 4 mois de précipitations. Une rivière atmosphérique a également déversé l'équivalent de cinq mois de novembre de pluie en l'espace d'une journée en Arizona, Nevada et Californie le 1er et 2 novembre.
— Ben Noll (@BenNollWeather) November 1, 2026An atmospheric river has delivered up to *five Novembers' worth* of rain in a day to areas in the Southwest!
That includes parts of California and Nevada as well as Arizona, where serious flooding is ongoing, with historic river crests forecast in southern Colorado Sunday night. pic.twitter.com/Y9erasB1ap
D’autres régions sont confrontées à des sécheresses et incendies exceptionnels
Le même phénomène El Niño a des conséquences radicalement différentes dans les différentes régions du monde : des pluies diluviennes d'un côté, une grande sécheresse d'un autre côté. La mousson indienne de 2026 figure parmi les plus faibles depuis 25 ans. En Bolivie, le 31 octobre dernier, le président Rodrigo Paz a déclaré l'état d'urgence face à la sécheresse. L'Indonésie est confrontée à des incendies majeurs depuis juillet 2026, qui ont enfumé et pollué l'atmosphère sur des milliers de kilomètres.
Le réchauffement climatique peut avoir aussi joué un rôle important dans l'aggravation des sécheresses et inondations et seules des études d'attribution sur chacun de ces phénomènes pourront permettre de comprendre quel facteur a eu le plus d'impact sur ces catastrophes.
Alors que tout le monde a les yeux rivés sur El Niño, nous avons tendance à oublier que ce cycle n’est pas le seul à avoir un impact sur la météo d’une grande partie du monde, et particulièrement en ce qui concerne notre hiver.... Lire la suite
Une saison des ouragans record… dans le bon sens !
El Niño n'a pas que des conséquences dévastatrices : il aggrave certains phénomènes, mais diminue la probabilité et la force d'autres phénomènes. C'est le cas de la saison des ouragans 2026 dans l'Atlantique nord, qui a été la plus faible depuis 40 ans. Seul un phénomène cyclonique a atteint le stade d'ouragan, Isaias, et seules trois semaines (sur cinq mois) ont réellement été actives. La saison 2026 prendra officiellement fin le 30 novembre et, d'ici là, il est toujours possible que quelques tempêtes tropicales, ou ouragans tardifs, se produisent.
Le pic d'intensité du super El Niño 2026 ne s'est pas encore produit et il pourrait donc réserver de nouvelles surprises météorologiques dans les prochaines semaines, avec des conséquences qui devraient se prolonger jusqu'à l'été 2027.
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