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Tuesday, September 29, 2026

Alimentation premium, tech et démographie : les trois moteurs d’un marché animalier en pleine explosion

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En Belgique, le phénomène se mesure en chiffres concrets. Le pays recense aujourd’hui plus de cinq millions de chiens et de chats. Nourrir ces animaux représente près de deux milliards d’euros de dépenses annuelles. Certains ménages y consacrent jusqu’à 200 euros par mois, et le budget annuel d’un chien peut atteindre 2500 euros, une fois intégrés l’alimentation, les soins vétérinaires, le toilettage et les accessoires. Ce n’est pas un phénomène belge isolé : partout en Europe et en Amérique du Nord, la même dynamique est à l’œuvre.

À l’échelle mondiale, le marché des animaux de compagnie — chiens, chats, mais aussi oiseaux, tortues, lapins — connaît une croissance spectaculaire. Selon les dernières données de Fortune Business Insights, ce secteur devrait frôler les 500 milliards de dollars d’ici 2034, porté par une progression annuelle solide de 7%. Sans surprise, c’est l’alimentation qui domine encore le marché en volume (135 milliards de dollars cette année). Mais ce n’est plus là que se joue l’essentiel de la croissance.

Les services et la "pet tech" : les nouveaux eldorados du secteur

Le segment des services pour animaux de compagnie — toilettage, garde à domicile, promenade, éducation comportementale, assurances santé — connaît un essor fulgurant, porté par une tendance de fond : l’humanisation de l’animal. Évalué à plus de 60 milliards de dollars au niveau mondial, ce marché devrait plus que doubler d’ici 2035, soutenu par un taux de croissance annuel de 8,85%. L’Amérique du Nord et l’Europe concentrent plus de 60% des parts de marché, même si l’Asie-Pacifique affiche aujourd’hui la croissance la plus rapide au monde.

Ce qui attire les investisseurs, c’est aussi une caractéristique rare de ce marché : sa résilience. Un ménage peut reporter l’achat d’un téléviseur ou réduire ses sorties au restaurant. Il hésite beaucoup plus lorsqu’il s’agit de la santé ou de l’alimentation de son chien ou de son chat. Les dépenses liées à l’animal ne sont plus perçues comme des dépenses de confort, mais comme des dépenses familiales. On veut pour lui les mêmes standards que pour soi-même : alimentation premium, suivi médical renforcé, assurance santé, objets connectés, services personnalisés.

Colliers cardiaques ou traitements anti-obésité : la technologie s’invite chez les chiens et chats

La "pet tech", la technologie appliquée aux animaux de compagnie, illustre parfaitement cette évolution. Des colliers connectés mesurent aujourd’hui la fréquence cardiaque, la respiration et l’activité physique des chiens. Des litières intelligentes promettent de détecter précocement certaines pathologies du chat. Des startups développent des modèles d’intelligence artificielle pour analyser les comportements animaux. Le marché mondial de la pet tech dépasse déjà les dix milliards de dollars en 2025 et pourrait franchir les 25 milliards avant la fin de la décennie.

Certains développements sont plus surprenants encore. L’effet Ozempic déborde désormais sur le marché vétérinaire : plusieurs biotechs américaines développent des traitements anti-obésité pour chats, alors que 40 à 60% des chats et chiens américains seraient en surpoids. Derrière l’enjeu sanitaire se cache un marché colossal près de 200 milliards de dollars de dépenses annuelles consacrées aux animaux de compagnie aux seuls États-Unis.

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