Duhaime présente le PCQ comme un «rempart» pour «bloquer» un référendum
Électrisée par la promesse d’une récolte abondante le 5 octobre prochain, la caravane conservatrice s’aventure dans des terres de plus en plus éloignées de la grande région de Québec. Lundi, le chef Éric Duhaime s’attardait à Victoriaville, dans Arthabaska-L’Érable, pour présenter sa formation comme l’unique rempart contre un PQ majoritaire.
« Le seul parti qui peut bloquer l’obsession référendaire du Parti québécois maintenant, c’est le Parti conservateur du Québec », a martelé le leader de droite à sept reprises au cours d’une mêlée de presse de six minutes, lundi.
Face à l’effondrement de la Coalition avenir Québec et la stagnation du Parti libéral du Québec, le chef conservateur appelle au ralliement des indécis et des fédéralistes pour faire barrage aux ambitions souverainistes du chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon.
« S’il y a des électeurs qui pensaient qu’il fallait voter stratégique pour empêcher la tenue d’un référendum, a lancé M. Duhaime, aujourd’hui, ils sont obligés de constater que c’est pour le Parti conservateur du Québec qu’ils doivent voter, parce que c’est nous qui avons le plus de potentiel de croissance, qui sommes déjà dans une montée, qui avons le momentum et qui pouvons effectivement le stopper. »
Montée dans les sondages
Au micro de CBC, Éric Duhaime courtise spécifiquement l’électorat anglophone. « Si c’est un gouvernement minoritaire, nous sommes prêts à collaborer avec tous les partis » – sauf au sujet du référendum, a-t-il pris soin de spécifier. « Si les anglophones veulent s’assurer que ça ne se passe pas, ils doivent considérer sérieusement le Parti conservateur de Québec. »
Les sondages annoncent une belle soirée dans le camp conservateur lors de l’élection. Trois nouveaux coups de sonde ont confirmé la progression du PCQ dans les intentions de vote. Léger le crédite même 18 % d’appuis à la grandeur du Québec, « une première » selon Éric Duhaime.
« Deuxième chez les francophones, 25 % dans les régions à l’extérieur de Québec et de Montréal : c’est la première fois qu’on atteint ces sommets », a salué le chef conservateur. « C’est clair qu’à l’extérieur de Montréal, puis parmi les francophones, c’est pour le Parti conservateur que les gens doivent se tourner s’ils veulent arrêter un référendum. »
Les sondages favorables poussent le camp conservateur à convoiter des gains électoraux en dehors de leur fief de la grande région de Québec. Lundi, la caravane a ainsi fait escale à Victoriaville, une circonscription qu’elle espère ravir au péquiste Alex Boissonneault.
« Ce n’est pas un hasard : c’est peut-être la circonscription péquiste la plus menacée au Québec à l’heure actuelle », a insisté Éric Duhaime. « Ça va être une chaude lutte et c’est sûr qu’il commence à y avoir des circonscriptions à l’extérieur de Québec qui, pour nous, deviennent prenables. »
L’agrégateur de sondages Qc25 estime que le Parti conservateur entrerait à l’Assemblée nationale avec une députation de 15 élus. Onze circonscriptions constituent présentement des gains presque certains pour le PCQ, deux autres sont « enclines » à élire une représentation conservatrice et sept autres mettent le PQ et le camp conservateur au coude-à-coude dans les intentions de vote.
À noter, toutefois, que ces projections locales tolèrent des variations de plus ou moins six points de pourcentage.
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