En fuite aux États-Unis, Flávio Bolsonaro dit être le « leader » du Brésil

Le sénateur brésilien Flávio Bolsonaro, qui a fui aux États-Unis après sa défaite à l'élection présidentielle face au président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, a affirmé mercredi être « le leader du Brésil », en dénonçant une « fraude électorale ».
Le candidat conservateur, âgé de 45 ans, a été battu à la surprise générale par le champion de la gauche au second tour dimanche. Il l'avait devancé au premier tour.
Dans un communiqué adressé au peuple brésilien et à la communauté internationale
publié sur ses réseaux sociaux, le fils de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro s'est, dans un premier temps, présenté comme le véritable président
du Brésil.
Mais quelques minutes plus tard, dans une nouvelle version du texte, il s'est décrit comme le leader
de son pays.
Je suis le leader et les criminels qui ont volé l'élection du Brésil font partie d'une organisation criminelle qui a instauré une tyrannie.
J'ai vu, horrifié, une fraude électorale se concrétiser sous mes yeux
, écrit Flávio Bolsonaro, estimant que le fait que le président sortant ait obtenu au second tour 10 millions de voix de plus qu'au premier était une impossibilité mathématique
.
Peu après l'annonce des résultats dimanche, il avait affirmé qu'il demanderait l'annulation du scrutin, en dépit des assurances de la justice électorale sur sa régularité.
Disant qu'il n'avait pas l'intention de quitter la patrie
, il s'est dit mercredi victime d'une chasse aux sorcières
.
Flávio Bolsonaro a assuré qu'il allait diriger l'opposition
à partir des États-Unis, quelques heures après son arrivée en Floride, au terme d'une fuite rocambolesque.
C'est seulement le début de notre lutte pour la démocratie, les droits de la personne et la liberté au Brésil
, a-t-il promis, se comparant au général de Gaulle qui a dirigé la France libre à partir de Londres
lors de la Seconde Guerre mondiale.
J'ai quitté le Brésil, mais je n'ai pas abandonné les Brésiliens
, a-t-il expliqué.
Le sénateur brésilien a tenu à remercier les présidents de l'Argentine, Javier Milei, et des États-Unis, Donald Trump, sans préciser en détail le rôle de chacun dans sa fuite.
Trump dit qu'il ne s’en mêlera pas

Le président Donald Trump s'adresse aux journalistes avant de monter à bord d'Air Force One, mercredi 28 octobre 2026, à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland.
Photo : Associated Press / Mark Schiefelbein
Donald Trump a assuré qu'il ne se mêlerait pas
de ce qui concerne le sénateur brésilien Flávio Bolsonaro.
Je ne m'en mêlerai pas
, a dit le président américain, interrogé sur ces déclarations, en ajoutant : C'était une élection étrange, c'est certain
, à propos du scrutin remporté par le président brésilien sortant, Luiz Inacio Lula da Silva.
Je pense que lui et sa famille ont été traités très injustement
, a encore dit le président républicain, qui a répondu à quelques questions avant de s'envoler pour un rassemblement de campagne en Ohio.
Dans un communiqué au peuple brésilien et à la communauté internationale
publié sur ses réseaux sociaux, Flávio Bolsonaro a ajouté qu'il dirigerait l'opposition
à partir des États-Unis.
Après un périple via l'Argentine et l'Équateur, celui qui se voyait marcher dans les pas de son père, Jair Bolsonaro, est descendu avec des membres de sa famille d'un avion vers 9 h 30 (heure locale) à l'aéroport d'Opa-Locka, près de Miami, en Floride.
Le département américain de la Sécurité intérieure a indiqué, dans un communiqué, qu'ils avaient ensuite fait l'objet de contrôles et été admis conformément aux lois et aux procédures d'immigration en vigueur
.
Ils s'étaient vu accorder des visas par l'administration de Donald Trump, allié de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro.
Son fils est sous le coup de plusieurs enquêtes au Brésil, notamment pour corruption et blanchiment d'argent présumés.
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