Venezuela: libération de prisonniers politiques après un cycle de négociations avec l'opposition

Une quarantaine de prisonniers politiques ont été libérés de différentes prisons au Venezuela, à l'issue d'un deuxième cycle de négociations entre le gouvernement de Delcy Rodríguez et l'opposition, et quelques jours après une rencontre entre la présidente par intérim et Donald Trump en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
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Dans la nuit de vendredi à samedi, des dizaines de prisonniers ont été relâchés de plusieurs lieux de détention, quelques heures à peine après un deuxième cycle de négociation avec l'opposition. Comme à chaque libération, les ONG vérifient au cas par cas l'identité et les parcours de ces personnes emprisonnées pour la plupart depuis des années sans procès. Elles ont identifié parmi les détenus libérés d'anciens membres des forces armées qui s'étaient rebellés contre le gouvernement Maduro en 2017 et 2020 ou des civils accusés de les avoir aidés. « Nous avons pu vérifier directement que 39 personnes ont été libérées », a annoncé l'ONG Justicia, Encuentro y Perdón (Justice, rencontre et pardon) sur X dans l'après-midi après avoir annoncé 29 libérations dans la matinée.
Ce nouveau geste du pouvoir en faveur du dialogue est jugé insuffisant par les organisations de défense des droits humains. Dans les jours qui ont suivi l'enlèvement de Nicolas Maduro, le gouvernement vénézuélien avait promulgué une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques, mais depuis les sorties de prison se font au compte-gouttes.
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Les familles continuent de camper devant la prison Rodeo 1
« Que tous ceux qui sont aujourd'hui derrière les barreaux pour avoir pensé autrement soient libérés », a déclaré sur X samedi Dinorah Figuera, la cheffe de la délégation de l'opposition aux pourparlers. « Nous continuerons aux côtés des prisonniers politiques, de leurs familles, des ONG qui les défendent, et de chaque citoyen qui rêve de voir ses proches réunis dans la Venezuela que nous méritons », a-t-elle conclu.
Les chiffres des associations et du gouvernement diffèrent, mais on estime que plus de 800 prisonniers ont été libérés depuis le début de l'année et vivent sous contrôle judiciaire. L'ONG Foro Penal calculait le 18 septembre que 344 personnes étaient encore détenues. Leurs familles et proches continuent de camper devant l'ambassade des États-Unis et la redoutable prison Rodeo 1, considérée par les ONG comme un centre de torture.
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