Lutte contre l’itinérance | De l’argent pour les organismes et les ressources dès demain, annonce St-Pierre Plamondon

Le nouveau gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon débloquera dès vendredi des sommes d’urgence pour les organismes et les ressources en itinérance. Cette première annonce survient jeudi soir alors qu’un autre décès d’une personne en situation d’itinérance, à Sorel-Tracy cette fois-ci, vient d’être connu.
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« Une autre personne en situation d’itinérance est décédée alors qu’elle venait tout juste de se retrouver à la rue », a réagi Paul St-Pierre Plamondon dans une publication Facebook jeudi soir.
Il réagissait au décès de Brigitte Côté, 66 ans, a été retrouvée sans vie dans la nuit du 4 au 5 octobre tandis qu’elle tentait de se réchauffer dans les toilettes de la gare fluviale à Sorel-Tracy. La nouvelle n’a été rapportée que mardi par le journal local Les 2 Rives, puis relayée par TVA Nouvelles. La sexagénaire était en situation d’itinérance depuis quelques semaines à peine.
« Cette mort aurait pu être évitée si les ressources disponibles étaient à la hauteur du problème que nous connaissons », laisse-t-il savoir, tout en transmettant ses condoléances aux proches de la dame.
Il tiendra son « grand rendez-vous sur l’itinérance » au début de l’année 2027, confirme-t-il. Il s’agit d’une des promesses faites durant sa campagne.
Plus tôt aujourd’hui, l’ex-première ministre Pauline Marois estimait que de confier au premier ministre la responsabilité de contrer le fléau de l’itinérance lançait un message fort à la « machine ».
« Ça permet d’envoyer un message très clair dans la machine que, lorsqu’on demande de modifier des règles, de changer des règlements, on agit et on le fait rapidement », a lancé l’ex-premier ministre lors d’une mêlée de presse à l’Assemblée nationale.
Le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon a annoncé mercredi que le premier geste de son gouvernement sera d’allouer des fonds d’urgence pour aider les personnes qui vivent dans la rue. « L’hiver arrive. On va être prêts », a-t-il affirmé avant de réunir son Conseil des ministres mercredi soir.
« On doit aller vite, et c’est la consigne que j’ai donnée à l’appareil gouvernemental », a-t-il précisé plus tard.
Une formation donnée par Pauline Marois
L’ex-première ministre était de retour au Parlement jeudi pour donner une formation aux députés péquistes lors d’une réunion du caucus en compagnie de Jean Royer, qui a été directeur de cabinet de Jacques Parizeau.
Mme Marois avait plusieurs conseils pour les nouveaux élus du Parti québécois, notamment à ce qui a trait au comportement et aux attitudes. Il faut rester respectueux avec l’ensemble du personnel avec qui ils vont travailler, a-t-elle dit. Et ils doivent « créer des liens » avec les députés d’opposition.
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Pauline Marois était de retour au Parlement pour donner une formation aux députés péquistes
Mon attitude à moi, c’est de toujours partir du fait que des gens peuvent m’apprendre quelque chose, peuvent m’informer.
Cette approche se justifie en tout temps, dit Pauline Marois, mais elle prend une signification particulière dans un contexte minoritaire, où l’on doit « compter davantage sur l’opposition pour faire avancer les projets ».
C’est d’ailleurs l’un des regrets de Mme Marois : elle aurait « peut-être été plus ouverte » à l’égard des partis d’opposition 2012.
Le plus grand défi des députés péquistes, selon elle ? « Rester authentiques, être conscients qu’ils doivent porter les engagements qu’ils ont pris, les assumer et à en rendre compte à la population ».
Sur la question de l’itinérance, Mme Marois se donne un « certain devoir de réserve » comme chancelière de l’UQAM. Mais celle qui propose de tenir un sommet sur l’itinérance se dit très heureuse de voir que le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon a pris à bras le corps le sujet de l’itinérance. « Sur cette question-là, c’est sûr que je vais essayer de travailler le plus près possible avec M, St-Pierre Plamondon », a-t-elle dit.
La centralisation de la question de l’itinérance au bureau du premier ministre pourra aider à régler les problèmes de coordination qu’il y a à l’intérieur de l’appareil de l’État, note Mme Marois.
« Je connais suffisamment l’appareil, je l’ai fréquenté pendant longtemps. Je suis allée beaucoup sur le terrain. J’ai rencontré des organisations communautaires, des gens de santé Québec. J’ai fait le tour du jardin avec les maires. Je suis très consciente des enjeux et l’un des enjeux principaux, c’est la meilleure coordination de l’action gouvernementale », a-t-elle expliqué.
« J’ai travaillé très fort sur ce projet depuis presque six mois, avec l’appui de toutes les formations politiques. Tous les chefs de partis se sont engagés à participer à un sommet sur l’itinérance. L’important, c’est de travailler à se concerter, à adopter un plan d’action, à agir de façon peut-être non partisane pour s’assurer que ça devient un projet national », a-t-elle dit.
Mme Marois a reconnu le travail effectué par le précédent gouvernement caquiste sur la question de l’itinérance. « Il faut être honnête sur ça », a-t-elle dit. Mais le manque de coordination a plombé ces efforts. « Il faut aller plus vite, il faut aller mieux », a-t-elle dit.
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