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Friday, September 25, 2026

McGuinty relativise les propos de Carney sur le risque d’invasion américaine

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Le ministre canadien de la Défense, David McGuinty, a minimisé les propos du premier ministre Mark Carney, qui a indiqué mercredi à un média américain que son gouvernement avait étudié la possibilité d’une intervention militaire américaine sur le territoire canadien.

« C’est normal. Toutes les forces armées du monde consacrent du temps à analyser des scénarios de risque », a-t-il affirmé aux journalistes à Ottawa.

M. Carney a déclaré au New York Times qu’il ne souhaitait pas entrer dans les détails de cette étude, mais a fait comprendre qu’il aurait été irresponsable de ne pas se préparer à ce type de « risque à l’extrême », de pire scénario possible.

M. McGuinty a soutenu qu’il est normal qu’un pays procède ainsi, mais que le gouvernement ne donnerait aucun détail sur ce qu’implique une telle analyse.

Il a également refusé de commenter la manière dont les Canadiens devraient interpréter les propos de M. Carney.

« Ils devraient le considérer comme l’a décrit le premier ministre, c’est-à-dire un risque à l’extrême », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le Canada et les États-Unis entretenaient l’une des relations militaires les plus importantes au monde, ayant coopéré pendant des décennies pour assurer la sécurité de l’Amérique du Nord.

Le président américain Donald Trump a passé la majeure partie des deux dernières années à menacer à plusieurs reprises de faire du Canada le 51e État, bien qu’il ait insisté sur le fait qu’il y parviendrait par la « coercition économique », plutôt que par la force militaire.

En janvier, le Globe and Mail a rapporté que les Forces armées canadiennes avaient simulé une invasion militaire américaine hypothétique du Canada, qu’elles ont décrite comme un « cadre conceptuel et théorique » plutôt que comme un plan concret.

Cette nouvelle est sortie alors que M. Trump avait menacé à plusieurs reprises d’annexer le Groenland. Ces dernières semaines, le président américain a publié des images générées par intelligence artificielle montrant l’ensemble de l’Amérique du Nord recouverte du drapeau américain, y compris le Canada, le Mexique, le Groenland, l’Amérique centrale et une grande partie des Caraïbes.

En septembre, lors d’une conférence de presse à Victoria, un journaliste a demandé à l’amiral Samuel Paparo, chef du Commandement américain du Pacifique, s’il suivrait un jour un ordre de M. Trump d’envahir le Canada, ce à quoi il a rapidement répondu par la négative.

« Je trouve ce scénario absolument et totalement absurde. Je suis les ordres du commandant en chef, mais c’est une question inutilement émotionnelle », a-t-il répondu.

Le député conservateur Ellis Ross juge que les propos de M. Carney étaient irresponsables.

« Cela attise la peur et la division, et c’est tout à fait déplacé, compte tenu de ce que nous traversons actuellement, a-t-il déclaré. Les Canadiens sont confrontés à des problèmes d’accessibilité financière, de criminalité, de drogue, et alors, que faisons-nous ? On fait en sorte que les Canadiens craignent une invasion américaine. »

Il a ajouté qu’il était « très irresponsable de la part du dirigeant d’un pays du premier monde de tenir de tels propos à l’égard d’un autre pays du premier monde ».

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