France : 400 lycées fermés par les autorités, un vendredi sous tension

À Paris, le feu a endommagé vendredi les entrées de deux lycées.
À Rennes, dans l'ouest de la France, la tension était palpable devant le lycée public Jean-Macé, avec des jeunes cagoulés et en noir et non loin de nombreux policiers. "Pour nous, on a gagné, on a notre lycée fermé ce matin", témoigne Lola, 16 ans, en déplorant les violences: "ça nous enrage encore plus, la police n'a pas le droit de nous taper, de nous gazer". Elle dit manifester notamment contre "les sous-effectifs, pour plus d'argent" et "pour des emplois du temps moins chargés".
Selon les services du Premier ministre, le mouvement serait une "manœuvre organisée par LFI (La France insoumise) et ses proxys de l'ultra-gauche".
Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a reproché à Matignon de "sombrer dans le complotisme". Il a rappelé que le mouvement lycéen "est né d'une contestation dans un lycée à Créteil (banlieue parisienne) où il manquait trois professeurs, une proviseure adjointe, une assistante sociale et une psychologue scolaire".
La France souffre d'un manque d'enseignants, profession en perte d'attractivité du fait notamment de salaires bas. Pour les élèves confrontés, parfois dans la durée, à l'absence d'un professeur non remplacé, le préjudice éducatif a été maintes fois documenté.
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