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Tuesday, September 22, 2026

AVC : pourquoi les chercheurs s’intéressent-ils soudainement à l’acide urique ?

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Pas moins de 150 000 par an, un toutes les quatre minutes, 3e cause de décès en France et 60 % des patients qui garderont des séquelles neurologiques, ce sont les chiffres alarmants qui entourent l'accident vasculaire cérébral (AVC). De nombreuses recherches sont en cours pour identifier des traitements qui pourraient protéger le cerveau des dommages causés par un AVC. Parmi eux, l'acide urique semble être un candidat prometteur.

Des résultats encourageants chez l’animal 

Une étude, dirigée par le Dr Enrique Leira et le Dr Anil Chauhan de l'université de l'Iowa et financée par les National Institutes of Health (NIH), a évalué les effets de l'acide urique sur des rongeurs victimes d'un AVC ischémique aigu. Les chercheurs ont administré le traitement ou un placebo par voie intraveineuse et ont suivi la récupération des animaux pendant un mois à l'aide d'évaluations neurologiques et d'IRM. Les résultats, publiés dans la revue Stroke, montrent que : 

  • les souris traitées à l'acide urique présentaient une meilleure récupération sensorimotrice 30 jours après l'AVC ; 
  • un plus grand nombre d'animaux traités ont survécu par rapport au groupe témoin. 
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L'efficacité du traitement a été observée sur des souris et rats de différents profils : jeunes, âgés, obèses ou hypertendus, suggérant que l'acide urique pourrait donner de bons résultats même chez des personnes présentant des comorbidités. Cependant, bien que l'acide urique ait amélioré la fonction neurologique, il n'a pas significativement réduit la taille des lésions cérébrales.

L'évolution de la taille des lésions cérébrales a été évaluée par IRM. © RSNA

Le programme SPAN et la sélection des thérapies les plus prometteuses dans le traitement de l’AVC

L'étude s'inscrit dans le cadre du Réseau d'évaluation préclinique des accidents vasculaires cérébraux (SPAN), une méthodologie adaptative qui permet d'évaluer en parallèle plusieurs thérapies et d'écarter rapidement celles dont l'efficacité est insuffisante.

Dans ce programme, six traitements expérimentaux ont été testés, selon des protocoles rigoureux : randomisation, analyse en aveugle et utilisation de modèles animaux représentatifs des patients victimes d'AVC.

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L'efficacité de chaque traitement a été évaluée à travers une série de tests comportementaux, ainsi que par l'analyse du volume des lésions cérébrales par IRM. Une méthode statistique innovante a été appliquée pour analyser les données à quatre étapes du processus de test. 

Parmi les six thérapies évaluées, seul l'acide urique a démontré une efficacité constante tout au long du protocole. Les autres interventions, incluant quatre médicaments déjà approuvés pour d'autres pathologies et une technique de conditionnement ischémique à distance, ont été écartées après des analyses intermédiaires.

Ces résultats suggèrent que l'acide urique pourrait être un traitement complémentaire efficace pour améliorer la récupération après un AVC ischémique aigu. Toutefois, des études supplémentaires sur des modèles animaux seront nécessaires avant d'envisager des essais cliniques sur l'Homme.

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