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Tuesday, October 27, 2026

Comment sera la relation entre Doug Ford et Olivia Chow, après sa réélection?

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La mairesse de Toronto, Olivia Chow, et le premier ministre ontarien, Doug Ford, ont eu une relation de travail « improbable » au cours des trois dernières années, dit la politologue Stéphanie Chouinard, réussissant à s'entendre sur plusieurs dossiers, malgré le clivage gauche-droite. Mme Chow sera-t-elle plus exigeante après sa réélection?

Doug Ford a répété mardi matin qu'il était prêt à travailler avec tous les élus.

Je n'ai pas l'impression qu'on va voir beaucoup de changement dans la relation municipale-provinciale, dit Stéphanie Chouinard, professeure au département d'études de la défense du Collège des Forces canadiennes de Toronto.

Stéphanie Chouinard en entrevue en ligne, le 24 avril 2024.

Olivia Chow dépend du provincial pour réaliser sa promesse de lunchs gratuits à l'école, note la politologue Stéphanie Chouinard. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Oui, la mairesse Chow a été réélue avec plus de 54 % des voix lundi soir, mais son plus proche adversaire, le conseiller municipal de centre droit Brad Bradford, a obtenu plus de 41 % des votes. Pour la professeure Chouinard, ce n'est pas une victoire écrasante.

[Olivia Chow] va marcher sur la corde raide, entre livrer la marchandise et ne pas se mettre la population à dos avec des augmentations d'impôt foncier qui sont vues comme inacceptables.

Cela dit, le conseil municipal est un peu plus à gauche qu'il l'était, ce qui aidera la mairesse Chow à avoir les coudées plus franches pour faire avancer certains projets.

Les lunchs gratuits à l'école, un test?

La mairesse Chow pourrait montrer jusqu'où elle est prête à user de son nouveau mandat, en jouant du coude pour remplir sa promesse de lancer un programme de lunchs gratuits à l'école.

Beaucoup de mamans en particulier seraient soulagées de voir cette promesse-là être livrée.

Ni Ottawa ni la province, toutefois, ne se sont montrés particulièrement réceptifs pour l'instant à l'idée de contribuer financièrement à un tel programme, en plus de celui des petits déjeuners gratuits qui existe déjà.

Néanmoins, la professeure Chouinard croit que la mairesse Chow pourrait peut-être tirer profit des tensions actuelles entre le ministre ontarien de l'Éducation, Paul Calandra, et les enseignants, qui sont en négociation contractuelle.

Une entente sur des lunchs gratuits à l'école pourrait détourner l'attention du public des mauvaises nouvelles.

Peter Graefe en entrevue.

Olivia Chow aime les compromis, pas la confrontation, affirme Peter Graefe, professeur de sciences politiques à l’Université McMaster. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Olivia Chow aime les compromis

Olivia Chow a remporté un mandat clair, lundi soir, qui lui permettrait de tenir tête à Doug Ford si elle le voulait, affirme le politologue Peter Graefe de l'Université McMaster.

Il ajoute toutefois que la confrontation n'est pas le style de Mme Chow, qui cherche plutôt à éviter les conflits et qui préfère obtenir des zones de compromis avec le premier ministre ontarien.

Mme Chow a fait le pari que, si elle veut accomplir ses grandes promesses, il faut trouver une manière de travailler de concert avec la province, surtout pour aller décrocher les sommes nécessaires.

En d'autres mots, n'en déplaise aux cyclistes, dit-il, la mairesse ne va pas se placer devant un bélier mécanique pour bloquer la démolition des pistes cyclables par la province.

La ville de Toronto, comme toutes les villes dans la province, fait face à des crises majeures au niveau du logement, de l'itinérance, du coût de réfection des infrastructures, souligne le professeur Graefe.

Donc, c'est probablement plus utile pour une mairesse, ajoute-t-il, d'aller chercher des sommes de la part du gouvernement provincial pour ces projets-là que d'avoir des conflits qui seront probablement très difficiles à résoudre.

La province a le gros bout du bâton, rappelle le jugement de la Cour d'appel dans le dossier des pistes cyclables.

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