Une centaine de personnes mobilisées au CHU Brugmann contre des licenciements

Selon Karim Brikci-Nigassa (CGSP), le syndicat a pris en charge des dossiers concernant 6 à 8 licenciements sur les cinq dernières semaines. Il estime que la direction cherche à réaliser des économies sans l'assumer, en constituant des dossiers à charge contre les travailleurs. "Quand on défend les travailleurs avec des preuves à l'appui, la direction refuse de remettre en question le licenciement". Il dénonce des sanctions disproportionnées et des difficultés à obtenir les faits précis reprochés aux personnes concernées. Les slogans "Stop chasse aux malades" et "La maladie n'est pas un choix" ont également marqué le rassemblement.
La CGSP dénonce une pression sur les travailleurs malades. Il pointe plus largement le sous-effectif, la surcharge de travail et un management qu'il juge de plus en plus autoritaire. Une action de délégués a déjà eu lieu le 22 septembre.
La CGSP a déposé un préavis d'action pouvant aller jusqu'à la grève. Après la réunion avec la direction, une assemblée générale doit permettre de décider des suites du mouvement. Les participants ont également été appelés à rejoindre la manifestation nationale de vendredi à Bruxelles et la grève des services publics de lundi. Le syndicat réclame un refinancement des soins de santé. "On nous a applaudis pendant le Covid et aujourd'hui on nous met des gifles", a résumé Karim Brikci-Nigassa.
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