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Tuesday, September 29, 2026

Un mois après la découverte des corps de Tyméo et Bryan, toutes les hypothèses sont encore possibles : retour point par point sur cette disparition et sur l’enquête (vidéo)

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Nouveau rebondissement dans l’affaire Tyméo-Bryan.
Nouveau rebondissement dans l’affaire Tyméo-Bryan. - DR
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Par Shanti Duparque

L’enquête sur les circonstances des décès de Bryan Brigou et de son fils Tyméo connaît un nouveau développement important. Après nos révélations concernant l’interpellation d’un homme de la région de Charleroi, le parquet de Namur a officiellement confirmé ce lundi qu’un homme né en 2001 avait été privé de liberté à Charleroi le 17 septembre dernier.

Le juge d’instruction a décerné à son encontre un mandat d’arrêt pour vente de stupéfiants avec la circonstance que l’infraction a causé la mort. Selon nos informations, l’homme aurait reconnu lors de son audition avoir vendu de la cocaïne et du cannabis à Bryan Brigou depuis plusieurs mois mais surtout le matin même de leur disparition. La transaction aurait eu lieu dans la région de Charleroi. Rappelons qu’entre 12h30 et 13h, Bryan s’est rendu avec son fils au King Jouet à Couillet et qu’entre 13h et 13h30, ils ont été vus au Sun7 de Biesme (Mettet). Le deal aurait alors été effectué entre ces deux magasins. L’homme arrêté aurait effectivement vu des jouets dans la voiture. Il aurait aussi déclaré qu’au moment de ce rendez-vous, le petit Tyméo se trouvait dans le véhicule de son père et qu’il y était assoupi.

La chambre du conseil a en tout cas confirmé le maintien du Carolo en détention préventive le 22 septembre, pour une durée d’un mois. Il faut dire que la qualification retenue est particulièrement lourde. Pour comprendre ce qu’elle signifie, nous avons interrogé un avocat pénaliste qui n’intervient pas dans ce dossier.

« Le premier élément important, c’est la circonstance aggravante liée au décès », nous explique-t-il. « Si l’enquête établit que l’usage de la drogue vendue a effectivement causé la mort, on n’est plus dans le cadre d’une simple vente de stupéfiants. La peine encourue devient plus importante. Mais il faut évidemment encore démontrer ce lien. »

Plusieurs scénarios possibles

Depuis l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal, le 1er septembre, la loi belge prévoit en effet une peine de niveau 4 lorsque l’usage de stupéfiants faisant suite à l’infraction a causé la mort. La qualification retenue par le juge d’instruction ne signifie cependant pas que ce lien est déjà définitivement établi. Les résultats des différentes expertises seront déterminants.

Plusieurs scénarios peuvent théoriquement expliquer qu’une consommation de cocaïne provoque un décès. « Il peut s’agir d’une drogue particulièrement dangereuse ou présentant une forte concentration. Il faut également vérifier si elle a été coupée avec un autre produit qui pourrait être toxique », détaille l’avocat. « Il y a enfin la possibilité d’une overdose, éventuellement en raison de la quantité consommée ou d’une association avec d’autres substances. »

Ces différentes possibilités restent, à ce stade, des hypothèses générales. Elles ne permettent donc pas de déterminer ce qui s’est produit dans le cas de Bryan Brigou. Les analyses scientifiques et toxicologiques revêtent dès lors une importance capitale. Elles devront notamment permettre de déterminer la composition et la qualité de la drogue, mais aussi d’établir si elle a joué un rôle dans le décès. « Il faudra pouvoir établir le lien de causalité », poursuit le pénaliste. « C’est un élément essentiel. L’inculpation intervient dans le cadre d’une instruction et ne signifie pas que la personne est reconnue coupable. »

Des analyses cruciales

Le parquet de Namur insiste lui aussi sur le fait que l’enquête est loin d’être terminée. De nombreux devoirs sont encore en cours, aussi bien sur le plan judiciaire que scientifique, afin de déterminer précisément les circonstances des faits. Plusieurs pistes doivent toujours être explorées. L’autorité judiciaire ne souhaite d’ailleurs pas en dire davantage pour le moment afin de préserver le bon déroulement de l’enquête, mais aussi la famille et les proches de Bryan et Tyméo. L’homme placé sous mandat d’arrêt bénéficie de la présomption d’innocence. Les investigations devront désormais notamment déterminer si le lien entre la vente de stupéfiants qui lui est reprochée et le décès de Bryan Brigou peut être scientifiquement et juridiquement établi.

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