Appel à la prudence après le piratage d'un logiciel utilisé par plus de 100 administrations locales

Un pirate informatique est parvenu à s'introduire les 22 et 23 octobre dans le module de signature eSignFlow. Une personne non autorisée a alors accédé à certaines données. "La situation est très différente selon la commune", précise le CEO Bram Van Impe. "Pour la grande majorité, il n'y a eu aucune fuite ou très peu. Pour quelques communes, la fuite est plus importante."
Selon le responsable, ce sont surtout des métadonnées qui ont été dérobées. "Aucune signature n'a été apposée au nom de quelqu'un d'autre. Nous en sommes sûrs à 1.000%. Si des données ont fuité, ce sont plutôt des métadonnées où peut figurer le nom d'une personne qui a signé quelque chose. Le titre du document peut également y être mentionné."
L'accès dont le pirate a abusé a été bloqué. La société a également signalé l'incident au Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB) et à l'Autorité de protection des données (APD), et porté plainte auprès de la police.
Plusieurs communes touchées, comme Peer ou Genk, conseillent à leurs habitants d'être vigilants face aux e-mails, aux SMS, aux appels téléphoniques ou aux autres messages demandant des données personnelles, des informations de paiement, des mots de passe ou des codes. Les demandes de paiement inattendues méritent également une attention particulière. Les habitants qui reçoivent un message concernant une amende administrative (SAC) doivent vérifier soigneusement si les données de paiement correspondent à celles de leur ville ou commune.
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