Refus de couverture d’assurance en cas de VIH : Unia dénonce des pratiques "inacceptables"

"Les conséquences d’un refus ou de conditions disproportionnées dépassent la seule relation entre un assureur et un client. C’est parfois l’accès à un logement, à un projet familial ou à une activité professionnelle qui est compromis", explique le directeur d’Unia, Patrick Charlier.
Bien que l’organisme ait reçu un nombre limité de signalements (une vingtaine ces cinq dernières années), il précise que les acteurs de terrain témoignent d’une situation bien plus répandue. Une partie du problème reste invisible, car il est souvent difficile pour les personnes concernées de savoir sur quelles données scientifiques se fondent les assureurs.
"Pour une personne vivant avec le VIH, introduire une demande d’assurance peut représenter une véritable épreuve. Il faut oser révéler son statut sérologique, accepter de se justifier et prendre le risque de se confronter à une nouvelle situation de stigmatisation", alerte Thierry Martin, directeur de la Plateforme (anciennement Plateforme Prévention Sida).
En Belgique, le traitement et le dépistage du VIH figurent parmi les meilleurs au monde, et les personnes vivant avec la maladie bénéficient désormais d’une espérance de vie similaire à celle des personnes séronégatives. Pourtant, dans le secteur des assurances, elles continuent à faire face à des exclusions, a déploré l’institution.
Unia invite les autorités fédérales à interdire les exclusions liées au VIH lorsque la situation médicale ne justifie pas une différence de traitement, et à renforcer les garanties de transparence des assureurs.
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