Le Grand-Duché de Luxembourg, plaque tournante de la contrebande de cigarettes

Au Grand duché de Luxembourg, le tabac a rapporté 870 millions d’euros d’accises l’année passée. Une manne fiscale largement alimentée par les achats des fumeurs transfrontaliers : 87 % des cigarettes livrées au Grand-Duché seraient consommées à l’étranger.
Alors, comment enrayer ces pertes gigantesques pour les pays ayant une politique anti-tabac plus stricte ?
Une piste pourrait venir de France. L’année dernière, l’Assemblée nationale française a voté à l’unanimité le principe d’une limitation des quantités de tabac mises sur le marché en fonction des besoins de chaque pays.
" Aujourd’hui, les cigarettiers affirment être victimes du commerce parallèle du tabac. La vérité, c’est qu’ils l’organisent et même qu’ils l’alimentent. Il faut changer la donne: une cigarette doit être fumée dans le pays où elle a été achetée ", explique l’ancien ministre de la Santé Frédéric Valletoux.
Le projet prévoit donc d’approvisionner chaque pays en cigarettes au prorata de sa population." À partir de là, il y aura moins de possibilités d’aller dans les pays limitrophes pour acheter des cigarettes, puisque finalement, il risque d’y avoir des ruptures d’approvisionnement assez rapides. " Mais la mise en œuvre d’un tel système se jouera au niveau européen. Les 27 États membres devront parvenir à un accord sur ces quotas de tabac dans les mois à venir. Une négociation qui s’annonce particulièrement délicate.
Quant aux autorités luxembourgeoises, sollicitées à plusieurs reprises, n’ont pas donné suite à nos demandes d’interview.
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