De prodiges et d’eucalyptus
La saison des débats télévisuels est terminée et elle a été éreintante en cette campagne électorale, où les chefs devaient participer à pas moins de quatre rendez-vous télévisuels. Après une courte nuit, la caravane de la Coalition avenir Québec (CAQ) a pris la direction jeudi du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, au Cap-de-la-Madeleine (Trois-Rivières).
Ce lieu de pèlerinage de la circonscription de Champlain a connu, selon son site Web, deux « prodiges ». La cheffe caquiste, Christine Fréchette, s’y rendait-elle pour obtenir un miracle ? Plutôt, pour fouetter les troupes et leur demander un coup de main pour aller « cogner à chaque porte » et convaincre les électeurs indécis de voter pour la CAQ.
Dans une salle à manger étaient réunis des bénévoles, mais aussi des représentants d’organismes locaux. Une dame a remis un petit flacon à la cheffe de la CAQ. Contenait-il la recette de la victoire ? « Ce sont des pastilles d’eucalyptus », a-t-elle plutôt dit au Devoir, sur un ton bienveillant.« Parce qu’elle parle beaucoup. »
Dans la salle à manger se trouvait aussi Yves Hamelin, qui a enseigné à Christine Fréchette en 1979, à l’école Richelieu de Trois-Rivières-Ouest. Bonne élève, la cheffe de la CAQ avait d’ailleurs fait ses devoirs. Elle peut désormais nommer chacun de ses opposants dans Trois-Rivières. Dans une récente entrevue à Radio-Canada, Mme Fréchette avait peiné à identifier ses adversaires dans la course.
« S’il y a une chose qui n’est pas pratique en politique, c’est de ne pas avoir une bonne mémoire des noms… », a-t-elle laissé tomber jeudi. Il faudra peut-être un « prodige » pour remédier à la situation…
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.