Daily MaverickSOUND POLLUTION: Stadium noise and nuisance put Nelson Mandela Bay residents’ rights on the lineESPN Deportes¿Por qué la Masía vuelve a tener éxito?ESPNHow the Dream ran over the Valkyries to take a 2-1 lead in the WNBA FinalsThe Jerusalem PostDefense Ministry sanctions UK registered company after transfer of fuel to Hezbollah-owned companyRTP DesportoPresidente do Sporting de Braga, António Salvador, suspenso por 23 diasConsequenceInterpol Announce 2027 US Tour with DeafheavenEngadgetBluesky adds iPad support in latest feature updateالشرقصندوق النقد يخفض توقعات النمو.. فاتورة الحرب تمتد من الطاقة إلى التجارةynetהמשבר החרדי מגיע לקלפי: מפלגות המחאה מאיימות על ש״ס ויהדות התורהkickerLIVE! Kretas Sturm- und Drangphase ebbt ab - Bayer wieder besser drinZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioBollywood HungamaSaif Ali Khan sells Bandra west apartment for Rs 4.11 crores
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, October 22, 2026

Virus Shamonda : que sait-on de ce virus détecté pour la première fois chez un humain ?

Translate
Montage Sudinfo - 2026-10-22T185525.534.png
AFP / Picture Alliance

Suivre Sudinfo sur Google

Que sait-on du virus Shamonda, détecté pour la première fois chez un être humain, un patient français sévèrement immunodéprimé décédé début octobre, selon les autorités françaises ?

Qu’est-ce que ce virus ?

Le virus Shamonda, de la famille des orthobunyavirus, est diffusé par des petits insectes piqueurs, comme des moucherons du genre Culicoïdes. Il circule depuis des décennies chez des animaux d’élevage, les bovins étant considérés comme les hôtes principaux, et on le considérait jusqu’ici comme non transmissible aux humains.

Ce virus a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et signalé de manière sporadique chez les bovins en Afrique de l’Ouest, de l’Est et australe, ainsi qu’au Japon, expliquent les ministères français de la Santé et de l’Agriculture.

Pour les bovins, les symptômes principaux sont diarrhée aiguë, fièvre, abattement et baisse de production laitière.

La maladie n’est pas réglementée et des questions persistent notamment sur les effets à long terme sur la fertilité des animaux, avec des avortements, ou des malformations ultérieures.

de videos

Quand est-il arrivé en France ?

Le virus a été identifié pour la première fois en Europe, dont en France, fin juillet, et s’est depuis rapidement répandu.

Selon le dernier bilan hebdomadaire de l’ESA (épidémiosurveillance en santé animale), 14 pays d’Europe de l’Ouest sont touchés.

En France, le virus circule dans 52 départements chez les bovins et, dans une moindre mesure, chez les ovins dans deux départements et les équins dans un département.

Le virus détecté en Europe constitue cependant une « nouvelle combinaison génétique », très proche « des virus nigériens », mais « nouveau », a détaillé lors d’une conférence de presse Jean-Luc Guérin, professeur à l’École nationale vétérinaire de Toulouse.

« On ignore comment il a émergé, par quelles voies il a pu circuler », a-t-il ajouté.

Comment s’est-il transmis à un humain ?

Le patient, un homme décédé après avoir été pris en charge à Lyon (centre-est), constitue « la première détection documentée et rapportée du virus chez l’être humain ».

Pour l’heure, l’hypothèse retenue pour expliquer la transmission est celle d’une contamination vectorielle, par la piqûre d’un moucheron de type culicoïde dans l’Est de la France.

L’homme souffrait d’une maladie « très très très grave » et d’une « immunodépression très sévère », a détaillé Grégory Emery, directeur général de la Santé, pendant la même conférence.

Des recherches sont menées notamment pour savoir « en quoi son état clinique et son absence de défense immunitaire ont permis l’infection », a ajouté ce médecin de profession.

D’ailleurs, les investigations cliniques actuellement disponibles « ne statuent pas en termes d’imputabilité sur la cause du décès ».

Y a-t-il un risque sanitaire ?

Aucun risque sanitaire pour la « population générale » n’est identifié à ce jour, au regard des connaissances disponibles, insistent les autorités.

A ce stade, le virus détecté « n’a pas muté » par rapport à celui apparu cet été en Europe chez les animaux, a précisé le Dr Emery.

Et « aucun élément épidémiologique (ne) laisse à penser qu’il passe d’un humain à un humain », a-t-il indiqué, la contamination semblant plutôt « liée à la forte immunodépression du patient ».

La spécificité du cas du patient « ne peut pas permettre de tirer des conclusions sur la population générale ni même sur la population immunodéprimée », a voulu rassurer le médecin.

De même, pas de risque identifié pour la santé des agriculteurs dont les animaux peuvent être contaminés.

Cette première détection chez l’humain souligne toutefois « l’importance de la surveillance des infections émergentes », notamment « celles susceptibles d’affecter le cerveau », a insisté le professeur de neurologie Tom Solomon, directeur de « The Pandemic Institute » à Liverpool (Royaume-Uni) et de l’Unité de recherche britannique consacrée aux infections émergentes et zoonotiques, dans une réaction à l’organisme britannique Science Media Center (SMC).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est « en contact avec les autorités françaises, qui recueillent actuellement des informations pour mieux comprendre la source d’infection chez le premier patient humain, les voies de transmission possibles et tout risque potentiel pour la santé publique », a indiqué sur X son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Contenus sponsorisés

Nos incontournables

Montage_Forem_221026.jpg
Exclusif

Le grand changement en Wallonie : le Forem va remplacer ses 311 structures par 43 « Espaces Emploi » !

CT ernest.png
Témoignage

« J’en ai fait des crises d’angoisse » : un mois après avoir été entarté en plein cours, Damien Ernst a repris le chemin de l’ULiège, mais il garde des séquelles de cette agression

Frank Vandenbroucke

La décision est tombée : le ministre Frank Vandenbroucke refuse le remboursement du Mounjaro, le médicament contre l’obésité

Montage Sudinfo (1).jpg

Voici la nouvelle idée de l’Arizona pour récupérer 5 milliards d’euros : « Céder la participation de l’Etat dans BNP Paribas fait son chemin au sein du gouvernement »

Une solution pour les communes : reporter des investissements. Mais est-ce bien souhaitable ?

Nouvelles taxes en vue pour des milliers de Wallons ? La Région fait des économies sur le dos des communes, « c’est compliqué »

Mauvaise nouvelle.

Vignette et taxe de circulation en 2027 : mauvaise surprise pour des milliers de Wallons qui vont passer à la caisse

Carole avait été vue pour la dernière fois Place des Verriers, à Seraing.

Disparue il y a plus de deux ans à Seraing, Carole a été retrouvée... à Esneux : un témoignage clé a permis aux policiers de faire toute la lumière dans cette affaire !

Voir plus

Vidéos

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Santé

Dès que l’on utilise sa voix au quotidien, on peut être concerné par une fragilité vocale.

Santé vocale : qui sont ces patients qui poussent la porte des consultations ?

L’hypothèse privilégiée est celle d’une piqûre de moucheron de type Culicoïde.

Le virus Shamonda est bel et bien mortel : un homme est décédé en France, c’est une première dans le monde

Belgaimage-189151151.jpg

Les règles pourraient se durcir pour les malades de longue durée : une nouvelle obligation à respecter sous peine de perdre leurs indemnités

Capture d’écran 2026-10-20 141613.png

Il subit une opération vitale, mais le cauchemar commence après : la facture s’élève… à 63.000 €, « nous sommes financièrement ruinés »

Copie de CT - Expert - Bruno Colmant.png

« Un jour de maladie est devenu, pour certains, un jour de congé supplémentaire » : l’Arizona veut mettre fin à la loi sur les certificats médicaux pour un jour

Santé vocale : qui sont ces patients qui poussent la porte des consultations ?

View the original on Sudinfo →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.