13 novembre 2026, le jour où la population mondiale devenait infinie

En 1960, trois chercheurs publient dans Science, l’une des plus prestigieuses revues scientifiques au monde, un article avec ce titre : « Fin du monde : vendredi 13 novembre 2026 ».
Leur prédiction ? Si la population mondiale continue de croître comme elle l’a fait pendant les deux derniers millénaires, à cette date elle tendra vers l’infini. Et on finirait écrasés par la foule.
Évidemment, la publication fait sensation. À l’époque, la population mondiale explose, notamment en Asie, en Afrique et en Amérique latine. De quoi alimenter les craintes de surpopulation, de pénuries et de conflits.
Ces inquiétudes s’inscrivent dans la lignée de Thomas Malthus, un économiste du XVIIIe siècle. Selon lui, la population peut augmenter plus vite que les ressources alimentaires, au risque de provoquer des famines.
Mais pour nos trois chercheurs, les humains constituent un cas à part dans le règne animal. Grâce à notre capacité à communiquer et à former des coalitions, plus nous sommes nombreux, plus nous pouvons collaborer… et plus notre population augmente encore, de manière exponentielle.
Ils analysent 24 estimations de la population mondiale sur les 2 000 années précédentes. Résultat : leur modèle, qui prévoit une croissance toujours plus rapide, colle étonnamment bien aux données. Au point que, pendant les années 1970 et 1980, les projections se révèlent plus fiables que celles de nombreux démographes.
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Sauf que vers 1993, ça commence à dérailler.La population mondiale continue d’augmenter, mais de moins en moins vite. Le taux de croissance démographique avait déjà atteint son maximum au début des années 1960. Et la baisse de la fécondité finit par contredire les projections. Finalement, c'était plutôt dans l'intérêt des chercheurs, comme ils alertaient sur le problème de surpopulation. Mais ils ont quand même supposé que la tendance observée dans le passé allait se poursuivre dans le futur.
Sauf qu'une équation ne peut pas anticiper à elle seule les transformations des sociétés : l’éducation, l’urbanisation, l’accès à la contraception, le vieillissement de la population.
D’ailleurs, dans de plus en plus de pays comme l'italie ou le Japon, c’est plutôt l’inverse qui inquiète : on ne fait plus assez de bébés. Comme quoi…
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