La maison mère de Stelco soutient être en «conformité totale» avec ses obligations d’emplois
Contrairement à ce que lui reproche Ottawa, Cleveland-Cliffs, la maison mère américaine de l’aciérie ontarienne Stelco, affirme être en « conformité totale » avec ses obligations d’emplois pour l’usine d’Hamilton. Dans une lettre envoyée à la ministre canadienne de l’Industrie, Mélanie Joly, le p.-d.g. Lourenco Goncalves soutient que « dans plusieurs domaines importants, la performance de Stelco dépasse les engagements qui avaient été pris au moment de l’acquisition ».
L’entreprise américaine, qui a acquis Stelco en 2024, répond ainsi à Ottawa, qui, la semaine dernière, leur avait envoyé une mise en demeure exigeant une justification du plan de licenciement de 500 employés et la « mise en veilleuse », récemment annoncée, de l’aciérie.
« Le fait d’investir au Canada comporte des obligations », avait noté Mme Joly, en disant que Cleveland-Cliffs ne s’était pas assuré de garder au moins 1766 employés syndiqués et au moins 603 non-syndiqués.
Dans sa lettre transmise lundi soir, Cleveland-Cliffs affirme que, « pour la période visée par le présent rapport, Stelco prévoyait un effectif annuel moyen d’au moins 1879 employés en équivalent temps plein syndiqués [et] au moins 627 employés en équivalent temps plein [non syndiqués] ».
L’entreprise dit avoir effectué « un examen approfondi du respect de chacun de ces engagements » et que Stelco demeure conforme à chacun des 34 engagements.
Stelco confirme également avoir demandé une rencontre entre Lourenco Goncalves et Mélanie Joly « afin d’examiner les moyens de rétablir le plein-emploi pour les 175 travailleurs de Hamilton qui ont été mis à pied temporairement », mais n’a pas encore reçu de demandes.
Pour justifier son plan de licenciements, l’aciérie ontarienne avait fait valoir dans une lettre envoyée en octobre que les droits de douane américains avaient trop fragilisé son industrie.
De répliquer Mélanie Joly dans une déclaration écrite diffusée jeudi dernier : « Aucun cas de force majeure ni aucun changement dans les conditions du marché ne peuvent libérer Cleveland-Cliffs de ses engagements. Ce n’est pas une option. »
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