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Thursday, October 1, 2026

Intrusions sur les voies du métro bruxellois : un fléau qui perturbe tout le réseau

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Ce jeudi matin au dispatching métro de la Stib : "aucun incident à signaler jusqu’à présent. Mais par exemple hier, on a eu 2 ou 3 intrusions. C’est vraiment très aléatoire", nous confie David Dehenain, moniteur au Dispatching Trafic.

Les raisons sont multiples, les profils aussi : "On peut avoir une personne qui a vu un mégot dans les voies et qui a décidé d’aller le chercher. On peut avoir un jeune qui veut échapper à un contrôle de ticket et qui s’enfuit dans le tunnel. On peut avoir des tagueurs qui viennent aussi s’introduire dans les voies pour aller taguer des métros. Ça peut être pour plein de raisons différentes".

72 heures d’interruption en 2025

C’est au dispatching que tout se joue dès qu’une intrusion est signalée. "Le premier réflexe, ça va être de mettre toute la zone en sécurité. On va couper le courant. On va faire en sorte que les métros ne puissent plus arriver dans cette zone", explique David Dehenain.

Avant tout redémarrage du trafic, un agent doit physiquement vérifier qu’il n’y a plus personne sur les voies. Un protocole indispensable, mais chronophage. Au total, l’année dernière, la Stib a enregistré 72 heures d’interruption sur une partie du réseau. Un chiffre qui illustre l’ampleur des perturbations générées par ces incidents.

Des solutions à l’étude

Face à ce phénomène, la Stib cherche des réponses. "On réfléchit à différentes solutions pour limiter ces intrusions", indique la porte-parole Cindy Arents. Mais elle reste prudente : "ce sont des données sur lesquelles on ne communique pas pour l’instant pour des raisons de sécurité."

C’est la ministre Elke Van den Brandt qui lève un coin du voile dans une réponse à une question parlementaire. Un test est en cours à la station Porte de Hal, avec des caméras et des systèmes laser capables d’alerter directement le dispatching en cas d’intrusion.

À plus long terme, l’automatisation du métro et la mise en place de façades vitrées le long des quais pourraient constituer une barrière supplémentaire. Mais cette perspective reste encore très lointaine.

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