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Friday, October 2, 2026

Après le "Brexit", le "Breturn" : vers un retour du Royaume-Uni dans l’UE ?

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On en est à l’épisode 3753. C’est le nombre de jours qui nous séparent du fameux référendum sur le Brexit. Un divorce douloureux, fait de prises de bec, de rebondissements et d’ultimatums.

Mais aujourd’hui, il est question de se rabibocher, de célébrer éventuellement de nouvelles noces. Car le Premier ministre britannique, le travailliste Andy Burnham n’exclut pas un retour du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne.

Rien n’est fait. Il dit que c’est "une option parmi d’autres"… Mais ses intentions sont claires. Pour Andy Burnham, l’avenir du Royaume-Uni dépendra – d’abord et avant tout – de sa future relation avec l’Europe. Il prône donc une plus grande proximité… et il lance le débat.

Son pays doit-il réintégrer l’union douanière ou le marché unique (ce qui lui imposerait de respecter à nouveau certaines normes européennes) ? Doit-il redevenir un Etat-membre à part entière ?

Ces différentes options étaient jusqu’ici rejetées par le Labour, le parti travailliste. C’est la première fois qu’un Premier ministre britannique ouvre le jeu à ce point.

Un pari risqué ?

Le jeu paraît risqué quand on sait à quel point le Brexit a déchiré et déchire encore les Britanniques.

Mais le risque est calculé. Andy Burnham n’a pas encore exprimé de préférence personnelle et il promet de privilégier l’option qui fera consensus parmi les Britanniques.

À ce stade, l’idée de réintégrer l’Union européenne n’est donc qu’un ballon d’essai.

Et ce n’est pas le fruit du hasard. Il sait que le Brexit a déçu les Britanniques. Aujourd’hui, une large majorité d’entre eux – 7 sur 10, c’est un chiffre record ! – veut une relation plus étroite avec l’Europe.

Le Brexit "a fait plus de mal que de bien", a déclaré le Premier ministre britannique Andy Burnham lors du congrès du Parti travailliste, le 29 septembre 2026. © Oli SCARFF – AFP

Pourquoi ? Parce qu’avec le Brexit, malgré les promesses de 2016, le Royaume-Uni a perdu le contrôle de son économie, le contrôle sur la migration, a dénoncé cette semaine Andy Burnham. Un "reset" du Brexit est nécessaire, assure-t-il, pour relancer la croissance et la prospérité du pays.

Et puis, autre bonne raison, face à un monde plus instable – avec des Etats-Unis imprévisibles, une Chine conquérante… - le Premier ministre britannique se cherche de nouveaux partenaires. Et l’Europe semble être une alliée de choix.

Une attitude qui en rappelle d’autres.

L’Europe reste attractive

Le Premier ministre britannique, Andy Burnham et le Président français, Emmanuel Macron à Londres le 3 septembre 2026. © Leon NEAL – POOL – AFP

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