Inde: l'opposition unie pour continuer à faire pression sur le pouvoir, la capitale quadrillée

Le centre de New Delhi, la capitale indienne, demeure quadrillé par les forces de l'ordre. De nouvelles arrestations ont eu lieu mardi 13 octobre. Parmi les personnes arrêtées, plusieurs membres du « mouvement des cafards », à l’origine des mobilisations. Le pays traverse une crise politique d’envergure.
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Avec notre correspondante à New Delhi, Abdoollah Earally
L’opposition et la jeunesse crient à la fraude électorale après la radiation suspecte de 130 millions d'électeurs. La Commission électorale, accusée de faire le jeu du Premier ministre, Narendra Modi, est dans la tourmente. Cette affaire unit désormais une opposition bien décidée.
La pression s'accentue sur le pouvoir à New Delhi après les démonstrations de force populaire dans les rues de la capitale. Les leaders politiques et un mouvement étudiant très mobilisé se sont rassemblés directement chez le chef de l’opposition et leader du Parti du Congrès, Rahul Gandhi. « Nous nous tenons tous ici ensemble, unis comme un seul homme. Il n'y a pas de manifestations parallèles. Il n'y a qu'une seule et unique manifestation, et cette manifestation a une seule mission, restaurer la démocratie en Inde. »
Neha Bora, présidente d’All India Students' Association (AISA) , le visage de la protestation étudiante, dénonce un système électoral totalement faussé. « Les citoyens sont choisis par la Commission électorale. Les citoyens sont choisis par le parti au pouvoir, et on dit ensuite à ces citoyens d'élire le parti au pouvoir. C'est pourquoi nous sommes tous unis, et c'est formidable que tous les étudiants, les jeunes et les partis d'opposition soient ensemble. »
Une union partagée par la députée d'opposition du All India Trinamool Congress, Sagarika Ghose. Arrêtée puis libérée, elle porte la voix de tous ceux qui réclament la tête du patron de la Commission électorale : « Gyanesh Kumar doit être démis de ses fonctions et des poursuites pénales doivent être engagées contre lui, et nous ne connaîtrons aucun repos tant que cette Commission électorale ne sera pas entièrement destituée. »
La bataille devient aussi judiciaire : l'opposition a déposé une pétition pour exiger le gel immédiat de cette purge électorale, qui a mis le feu aux poudres.
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