Projet d'attaque terroriste sur la base aérienne de Fairford en Grande-Bretagne : voici ce que l'on sait

La guerre avec l’Iran ravive les tensions internationales. L’attaque déjouée contre la base aérienne britannique de Fairford rentre sans doute dans le cadre de la guerre hybride où tous les coups semblent permis.
Ce n’est pas la première fois qu’un conflit comme celui-là menace de déborder sur l’Europe. Cela se fait via des intermédiaires, appelés "proxys". L’Iran, comme la Russie, peut les utiliser pour frapper les alliés des Etats-Unis, ici le Royaume-Uni. Cet incident ravive aussi les craintes liées à la vulnérabilité des bases militaires de l’OTAN souvent ciblées par des drones.
Que sait-on exactement de cet incident ?
Beaucoup d’incertitudes demeurent. Dimanche peu après minuit, trois camionnettes blanches suspectes sont signalées près de la base de la RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre.
Cinq hommes cagoulés sont repérés par une fermière. Ils sont rapidement interpellés pour "préparation d’acte terroriste" : ils sont de nationalité britannique, âgés de 23 à 25 ans et vivent à Londres.
À bord des véhicules, des explosifs sont découverts. Certains médias spéculent sur le fait qu’il s’agirait de voleurs de carburant, car les camionnettes transportaient des fûts, et l’une d’elles portait un faux logo d’une entreprise de transport de carburant.
Plusieurs médias rapportent aussi que les explosifs trouvés n’étaient pas opérationnels.
Critiques américaines
Lundi, tous les suspects sont libérés sous caution, ce qui surprend le président américain Donald Trump qui "n’aurait pas fait ça". Leur libération est soumise à des conditions strictes concernant leurs déplacements et leurs contacts, précise la police antiterroriste.
Le commissaire adjoint Laurence Taylor, responsable de la lutte antiterroriste à la police britannique, ajoute que les enquêteurs poursuivent plusieurs pistes, notamment celle d’une éventuelle implication d’intermédiaires agissant pour le compte d’un État étranger.
Téhéran n’est pas cité mais l’ambassade d’Iran au Royaume-Uni dément catégoriquement toute implication.
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