Attentat raciste à Trappes : l’assaillant placé en détention provisoire

Plus tôt dans l’après-midi, le suspect avait été mis en examen pour "assassinat" et "tentatives d’assassinats", "en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée", a précisé le parquet national antiterroriste (Pnat).
Selon le procureur antiterroriste, Olivier Christen, qui a tenu jeudi matin une conférence de presse, Kévin T. a admis avoir "spécifiquement ciblé" des personnes "de type musulman ou africain ou nord-africain" et choisi la ville de Trappes, un "repaire d’islamistes" à ses yeux.
Il a "contesté en revanche toute intention terroriste, considérant son action comme légitime", a souligné M. Christen.
La perquisition à son domicile à Plaisir, qui était piégé, a permis la "découverte d’armes ou d’éléments d’armes, soit notamment un chargeur, deux poings américains, une baïonnette en acier et un silencieux", a détaillé le procureur.
Ont aussi été retrouvés un exemplaire de "Mein Kampf" d’Adolf Hitler, un Coran et une Bible ainsi que différents autocollants : 30 avec la mention "Vive la France, RN, fier d’être français", 99 avec "100% français/vive la France" et 98 avec "Soutien aux forces de l’ordre".
Kévin T. a indiqué avoir "lui-même dessiné ces autocollants", puis avoir "commandé leur fabrication via Amazon il y a plus d’un an".
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