La Cour européenne des droits de l'homme écarte un recours du père d'Estelle Mouzin, victime de Fourniret

Eric Mouzin a attendu "vainement, pendant près de 20 ans, que les coupables répondent de leurs agissements devant la cour d’assises", mais il a obtenu en 2025 une "reconnaissance" par la justice française, "de la défaillance du traitement judiciaire" de cette affaire hors-norme, ont observé les juges européens, qui ont déclaré sa requête irrecevable.
Estelle Mouzin avait disparu en 2003, à l’âge de neuf ans, sur le chemin du retour de l’école à Guermantes en Île-de-France.
Piste Fourniret
La piste Fourniret avait un temps été suivie, avant d’être abandonnée. En 2020, une juge avait réussi à faire reconnaître à ce tueur en série son rôle dans la mort de la fillette.
Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret est mort en 2021, à 79 ans. Il n’a jamais été jugé pour la disparition d’Estelle Mouzin, dont le corps n’a pas été retrouvé.
Son ex-épouse Monique Olivier a été condamnée en décembre 2023 à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa complicité dans trois enlèvements et meurtres commis par son ex-mari, dont celui d’Estelle Mouzin.
Procédure judiciaire
Eric Mouzin a obtenu en septembre 2025, la condamnation de l’État pour faute lourde et 50.000 euros, au titre de son préjudice moral.
Du fait de cette décision et de la condamnation de Monique Olivier, la CEDH a estimé que "les juridictions françaises ont reconnu et réparé l’atteinte portée au droit au respect de la vie", protégé par la Convention européenne des droits de l’Homme.
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