"Le climat n’est pas une priorité du gouvernement actuel" : quel avenir pour la justice climatique en Belgique ?

Selon un rapport d’Allianz, le coût total des canicules durant l’été s’élève à 113 milliards d’euros pour l’ensemble de l’Europe, dont 9,4 milliards rien que pour l’économie belge. Un argument de poids alors que le gouvernement peine à boucler le budget fédéral et à économiser… 10 milliards d’euros.
"On le voit avec la crise en Iran, avec la guerre en Ukraine. Le pétrole et le gaz, on les achète plus cher", détaille Serge De Gheldere. "Tout cet argent part au Qatar, aux Etats-Unis… Hier ça partait à la Russie… Tandis que si on met en œuvre cette transition en construisant des maisons, des éoliennes ou des panneaux solaires, cet investissement on va le payer une fois mais la valeur reste ici. On crée des emplois, de l’innovation et du pouvoir d’achat". Un argument largement partagé par la Coalition Climat : "Plutôt que de payer les conséquences finalement de notre inaction, ça coûte beaucoup moins cher d’investir maintenant", selon Nadia Cornejo.
Nous voulons vraiment construire un avenir plutôt que de le brûler
Serge De Gheldere, Administrateur de L’Affaire Climat
Pour L’Affaire Climat, agir pour le climat est une énorme opportunité, à ne pas manquer : "Il y a beaucoup de travail, ça va être compliqué, on devra investir mais ce n’est pas uniquement pour épargner des vies dans 20 ans ou éviter que les glaciers disparaissent. C’est aussi pour améliorer la vie de tout un chacun, dès maintenant, en rendant les villes plus attractives, en créant de l’emploi et de l’innovation […] Nous voulons vraiment construire un avenir plutôt que de le brûler", conclut Serge De Gheldere.
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