Et «si Dieu» jouait un rôle dans le référendum?
Paul St-Pierre Plamondon est passé au confessionnal jeudi. De l’autre côté de la jalousie se trouvait son prédécesseur, Jean-François Lisée.
« Vous nous avez annoncé qu’il n’y aurait pas de référendum tant que Donald Trump sera président, donc pas avant janvier 2029 », a soulevé l’ancien chef du Parti québécois (2016-2018), dans une chronique intitulée « Mes questions aux chefs ». « Mais si Dieu rappelle le président à lui dans, disons, trois mois, la consultation pourrait-elle être hâtive ? »
C’est là une question que se pose une bonne part de la classe journalistique depuis que « PSPP » a annoncé, en août, qu’il attendrait que l’actuel locataire de la Maison-Blanche n’y soit plus pour déclencher quelconque processus référendaire.
D’autant plus que l’actuel chef péquiste a réitéré à travers les tirs croisés de ses adversaires au débat des chefs de Radio-Canada, mercredi soir, qu’« il y aura un moment adéquat » pour demander aux Québécois de se prononcer sur leur avenir.
Invité à répondre directement aux interrogations de son prédécesseur, jeudi, M. St-Pierre Plamondon lui a offert une réponse des plus laïques. « L’intervention de Dieu ne devrait pas faire partie des considérations et des engagements du Parti québécois », a-t-il lancé à la boutade, pendant que des membres de son équipe s’esclaffaient derrière.
L’humeur dans l’entourage de l’aspirant premier ministre était bon enfant en ce lendemain de débat. Surtout après que plusieurs observateurs politiques l’eurent nommé gagnant pour un troisième exercice du genre d’affilée.
Jeudi, les médias ont d’ailleurs vu « PSPP » s’amuser avec la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, — une ancienne élue des gouvernements de Justin Trudeau qu’il a tant critiqués — avant qu’ils tiennent une rencontre d’une heure dominée, selon les dires du chef péquiste, par l’enjeu de l’itinérance.
Est-ce signe qu’il n’est pas inquiété par le sort que lui réserveront les Québécois le 5 octobre ? En tout cas, l’homme politique, qui trône toujours au sommet des sondages, se dit « capable d’aller chercher leur appui pour [se] rendre à un mandat plus clair ». Majoritaire ? « Attention avant de présumer », a-t-il répondu jeudi, soulignant qu’il s’attendait à encaisser les attaques d’ici le jour du scrutin.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.