Montréal-Nord | Une femme meurt après un incendie dans un campement

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE
La directrice générale du Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal, Michèle Chappaz, appelle la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec à préciser les mesures qui seront en place à l’arrivée de l’hiver, qui fait craindre le pire dans la métropole avec la chute des températures.
La crise de l’itinérance continue de faire des victimes à Montréal. Une femme vraisemblablement sans-abri est morte tôt mercredi matin dans un campement de l’arrondissement de Montréal-Nord, après qu’un incendie s’y soit déclaré.
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C’est vers 4 h 50 que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dit avoir été avisé par un témoin de la situation. Un brasier était alors en cours dans un campement de sans-abri, situé près de l’intersection de la rue de Charleroi et du boulevard Lacordaire, dans Montréal-Nord.
Une fois sur place, les policiers disent avoir porté assistance à une femme dans la cinquantaine, qui était inconsciente. Dans un état critique, elle a été transportée d’urgence dans un centre hospitalier, où son décès a malheureusement été rapidement constaté.
Au Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM), la directrice générale Michèle Chappaz a fait valoir mercredi que la crise humanitaire « appelle à des actions rapides et concertées », au moment où le nouveau gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon veut faire de l’itinérance une priorité. Le PQ s’est en effet engagé à réduire de 50 % l’itinérance au Québec d’ici 2030.
C’est encore un décès de trop bien sûr, mais ça démontre surtout qu’on n’en fait pas assez. C’est intolérable que des gens vivent dans un campement et meurent simplement parce qu’ils essaient d’avoir chaud.
Elle appelle la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec à préciser les mesures qui seront en place à l’arrivée de l’hiver, qui fait craindre le pire dans la métropole avec la chute des températures. Selon nos informations, une annonce est d’ailleurs prévue très prochainement à ce sujet.
Un phénomène en hausse
L’affaire n’est pas sans rappeler que depuis 2020, au moins 500 personnes en situation d’itinérance sont décédées au Québec, selon des données récentes du Bureau du coroner.
Ces itinérantes vivent moitié moins longtemps que les autres Québécoises et meurent en moyenne à 41,4 ans, alors que la moyenne de l’espérance de vie pour les femmes est de 84,3 ans dans la province.
À noter : le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) s’est rendu sur place, mercredi, mais les flammes avaient déjà été maîtrisées à leur arrivée. Un vaste périmètre de sécurité a été érigé pour protéger la scène. Ce sont les enquêteurs du module des incendies criminels du SPVM qui mèneront l’investigation.
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