ESPN49ers hold off furious Commanders' second-half rally to go 6-0ESPN DeportesMike Evans sale por lesión en el Commanders vs. 49ersThe Jerusalem PostMacklemore’s ‘Free Palestine’ tour will benefit group that called Oct. 7 a ‘prison break’Inquirer EntertainmentRuffa Gutierrez says mom Annabelle Rama ‘alive and kicking’ amid ‘false stories’ZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-Nachrichtenstudio中国新闻网以明晰程序稳定出口预期 持续提升出口管制效能NHK 社会東大の総長選めぐり 文部科学省が選考経緯の検証を要請Lenta.ruПодросток порезал российскую туристку в центре одного из популярнейших городов мираNew Straits TimesMalaysia's exports smash record with 34pct surge to RM1.57 trillionSRF NewsKrieg in der Ukraine – Trump: Haben der Ukraine viel gegeben – und sie uns nichtsRMF24Wschodnia Polska z ostrzeżeniem. Trwa kolejny atak na UkrainęLa NaciónSarmiento le ganaba a Barracas Central con un golazo, pero el VAR llamó al árbitro Zamora para anularlo
The Daily Newsstand · Free, Always
Tuesday, October 20, 2026

À deux semaines des élections de mi-mandat, Trump se saisit des violences en France

Translate

Donald Trump, en mauvaise posture avant les législatives de mi-mandat, voit dans les violences en France une occasion d’amplifier sa rhétorique identitaire et plus largement ses critiques contre les choix faits par l’Europe en matière d’immigration.

« Depuis le début du mouvement MAGA (Make America Great Again), l’Europe est le prolongement du champ de bataille de la politique intérieure américaine. Il n’est donc pas surprenant que, quand il y a des événements tels que celui des violences du 17 octobre, la machine se réveille », analyse Justin Vaïsse, historien spécialiste des États-Unis, professeur à l’université Johns Hopkins.

Lundi, l’un des premiers messages du président américain sur son réseau Truth Social a été : « Les migrants ont conquis la France. Ils doivent FERMER LES FRONTIÈRES, ET VITE ».

Donald Trump a ensuite déclaré, pendant un échange avec la presse, qu’il avait dit à son homologue français Emmanuel Macron, il y a plusieurs années : « Vous faites une grande erreur en France. Vous laissez rentrer tout le monde. […] Bientôt Paris sera une ville musulmane. »

Il a fait campagne en 2024, y compris en propageant de fausses informations à la tonalité raciste, sur une promesse de lutter contre l’immigration clandestine.

En la matière, le dirigeant républicain a appliqué son programme. Mais son autre promesse phare, celle d’augmenter le pouvoir d’achat des Américains, n’a pas été tenue.

L’inflation reste élevée aux États-Unis, ce qui vaut au milliardaire de 80 ans une impopularité croissante.

Donald Trump avait déjà écrit dimanche que « l’immigration de personnes issues d’un monde totalement différent, des personnes qui ont la haine au cœur, (avait) brisé ce pays autrefois grand ».

Argument de campagne

Le président et son entourage « se saisissent de la crise française et en font un argument de campagne, » explique à l’AFP JC Lintzenich, expert en relations internationales associé au German Marshall Fund.

Célia Belin, directrice du bureau français du Conseil européen pour les relations internationales, y lit pour sa part surtout une « exportation de la politique intérieure » américaine, de la part d’une administration qui soutient ouvertement les partis nationalistes en Europe.

Donald Trump et ses relais « se sont précipités dans cet argumentaire qui est celui que (J.D.) Vance avait présenté à Munich » dans un discours très commenté en 2025, celui d’une « guerre culturelle contre l’Europe », avec pour volonté de « souffler sur les braises », explique la chercheuse à l’AFP.

Western liberals imported the third world into France and other countries in the name of diversity and compassion. They ignored fundamental questions of assimilation and compatibility. They were told it would lead to this and they didn't listen. I pray that France, a beautiful country of amazing people, will stop this madness before more of its landmarks burn. And I hope Americans are paying attention. This is the future congressional Democrats seek for your country.

— JD Vance (@JDVance) October 18, 2026

Le vice-président américain a été l’un des premiers à réagir, en écrivant dès samedi sur X : « Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France » et « négligé les questions fondamentales d’assimilation et de compatibilité ».

Il a fait un lien avec les élections du 3 novembre qui, selon les sondages, devraient voir l’opposition regagner une, voire les deux chambres du Congrès.

« Voilà l’avenir que les parlementaires démocrates veulent pour notre pays », a assuré J.D. Vance, à propos d’images de la mairie de Limoges en feu.

Le fils aîné du président, Don Jr., a fait sur X des commentaires similaires. « Ne francisez pas notre Amérique », a-t-il lancé.

Mostly peaceful and totally organic student protests by people who are very clearly not students. This is the democrats vision for America as well. Don’t France our America.

— Donald Trump Jr. (@DonaldJTrumpJr) October 18, 2026

« Les émeutes sont vues comme une validation de la mise en garde contre l’immigration en général et l’immigration musulmane, si une telle chose existe », explique Justin Vaïsse.

Économie et santé

Des commentateurs de droite radicale, comme Glenn Beck, Benny Johnson, Nick Sortor ou Jack Posobiec, ont multiplié les publications consacrées aux événements en France, en faisant le lien avec l’immigration ou l’islam, en plaidant pour la défense de « l’identité occidentale » et en criant à la crise de « civilisation ».

Mais ce qui excite les réseaux n’est pas forcément ce qui touche les Américains, notent les experts.

« Je suis en ce moment en Caroline du Sud et les clips de campagne parlent de la santé, de problèmes nationaux… L’élément international est un épiphénomène », au sein duquel « l’Ukraine, l’Iran et d’autres questions de sécurité nationale pèsent plus que l’instabilité en France », rapporte JC Lintzenich.

Dans un sondage récent de Pew Research, 82 % des électeurs jugent que l’économie joue un rôle très important dans leur choix, loin devant l’immigration (59 %) ou les questions liées à la race (36 %).

La rhétorique identitaire liée aux événements en France « ne va pas faire gagner une voix » au camp républicain, prédit Justin Vaïsse, mais peut éventuellement « galvaniser les troupes » conservatrices aujourd’hui démobilisées.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.