Le Conseil national de sécurité se réunit vendredi sur les menaces hybrides

Les services de sécurité et cabinets compétents travaillent sur un plan et des mesures pour faire face à ces menaces qui se font de plus en plus pressantes sur le continent européen.
Interrogé jeudi à la Chambre, Bernard Quintin a insisté sur l’importance pour la Belgique de s’adapter à cette nouvelle donne. "Il y a bien sûr des plans de protection de nos infrastructures, mais qui doivent être toujours adaptés, parce que la menace s’adapte", avait-il expliqué. "Nous devons en faire davantage, faire encore mieux et nous adapter à la réalité de la situation, non seulement avec tous nos alliés en Europe, mais aussi avec les Américains et d’autres alliés".
Ces derniers mois, les incidents se sont multipliés en Europe. La guerre en Ukraine ou les conflits au Moyen-Orient mettent le continent sous pression. Des incidents graves se sont produits début août sur l’aéroport de Leipzig, où un drone attribué à la Russie a manqué de faire exploser un avion chargé d’explosifs, ou ce week-end sur une base militaire en Grande Bretagne, où un projet d’attaque a été déjoué. La police investigue la piste iranienne.
La Belgique peut également constituer une cible de choix : port d’Anvers, terminal gazier de Zeebrugge, siège de l’OTAN, des institutions européennes ou encore d’Euroclear où sont déposés une grande partie des avoirs russes gelés. La semaine passée, le MR avait réclamé une réunion du CNS sur le sujet.
À l’échelle européenne, l’UE discutait lundi de la possible mise en place de son propre mécanisme d’urgence, inspiré de ce que prévoit l’Otan, afin de renforcer sa riposte commune face aux "attaques hybrides".
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