Usine d’équarrissage dans l’est de Montréal | La Ville perd patience face aux nuisances de Sanimax

La Ville de Montréal perd patience face à la paralysie du dossier Sanimax, cette entreprise qui opère une usine d’équarrissage qui cause des nuisances majeures dans l’est de Montréal.
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Une entente entre l’entreprise, la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, survenue en 2024, devait notamment permettre la construction de hangars qui auraient isolé les camions remplis de carcasses d’animaux du voisinage. Des désaccords quant à l’application de cette entente ont mené toutes les parties en médiation.
« Vu l’absence de développement prévisible et l’échéance prochaine de l’effet du décret [qui accompagnait l’entente], les représentants de la Ville de Montréal suspendent la participation de la Ville à la médiation », a annoncé Montréal, lundi, dans un communiqué.
La Ville verra à faire sanctionner toute contravention à la réglementation relative à la qualité de l’air et de l’eau.
Montréal demande au gouvernement du Québec de gérer lui-même les autorisations nécessaires pour la construction d’éventuels hangars.
« Le prochain gouvernement sera donc appelé à proposer un cadre réglementaire provincial strict et prévisible, adapté aux activités d’équarrissage, afin de permettre la réalisation des améliorations identifiées pour favoriser une meilleure cohabitation avec le voisinage de Rivière-des-Prairies », a fait valoir la direction de Sanimax dans une déclaration transmise par écrit. « Il devra également rapidement confirmer les modalités de financement de ces travaux et statuer sur la question de l’azote ammoniacal. »
L’entente de 2024 prévoyait que Sanimax construise aussi un système d’épuration de l’air d’ici 2025, ainsi qu’une usine de traitement des eaux d’ici 2027.
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