La Tresse sur France 2 : le film qui a réuni 1,3 million de spectateurs il y a 3 ans est-il tiré d'une histoire vraie ?

La Tresse, le film mis en scène par Laetitia Colombani et diffusé sur France 2, est-il un récit totalement fictif ou est-il basé sur une histoire vraie ?

Sorti au cinéma le 29 novembre 2023, La Tresse a connu un joli succès en salles avec 1,3 million de spectateurs. Le film raconte le destin croisé de trois femmes vivant sur trois continents, unies par un lien aussi inattendu que symbolique.
Mais derrière cette histoire bouleversante, inspirée du best-seller de Laetitia Colombani, se cache une question : le film est-il tiré d’une histoire vraie ? Si les personnages sont fictifs, le récit puise pourtant ses racines dans des événements personnels, des pratiques bien réelles et une réalité sociale encore méconnue.
La Tresse est-il inspiré d’une histoire vraie ?
Non, La Tresse n’est pas l’adaptation d’une histoire vraie au sens strict. Le film réalisé par Laetitia Colombani est adapté de son propre roman, publié en 2017. Les trois héroïnes, Smita, Giulia et Sarah, sont des personnages de fiction. Pourtant, leurs parcours s’appuient sur des réalités bien concrètes, que la romancière a découvertes au fil de ses expériences et de ses recherches.
L’idée du récit est née en janvier 2015, à l’occasion d’un événement personnel qui l’a profondément marquée. En accompagnant une amie proche atteinte d’un cancer dans un magasin de perruques, Laetitia Colombani découvre que celle-ci en choisit une en cheveux naturels indiens.
Cette scène fait alors ressurgir le souvenir d’un documentaire qu’elle avait vu plusieurs années auparavant. Celui-ci montrait comment des cheveux offerts par des pèlerins dans un temple indien pouvaient être exportés et utilisés pour fabriquer des perruques.
C’est de cette rencontre entre une expérience intime et une réalité méconnue qu’est née l’idée centrale du récit : raconter trois destins de femmes, sur trois continents, reliés par un même fil.
SND
Une histoire née d’une expérience personnelle
L’origine du film permet donc de comprendre pourquoi son récit semble si authentique. Laetitia Colombani ne part pas d’un fait divers précis ni de l’histoire d’une femme dont elle aurait voulu retranscrire fidèlement la vie. Elle construit plutôt une fiction à partir d’une situation vécue et d’un ensemble d’observations.
Le choix d’une perruque par son amie, confrontée à la maladie et à la chimiothérapie, lui fait entrevoir les liens invisibles entre des femmes qui ne se connaissent pas, mais dont les existences peuvent se croiser à travers un objet aussi intime que les cheveux.
Cette idée devient le point de départ d’une histoire à trois voix. Une femme indienne fait don de ses cheveux, une ouvrière italienne participe à leur transformation et une femme occidentale porte une perruque.
Trois trajectoires éloignées géographiquement, mais reliées par une même matière. Le roman La Tresse prend ainsi forme en 2017, avant d’être adapté au cinéma par son autrice elle-même. Le film prolonge donc cette démarche en donnant une dimension visuelle à une histoire imaginée à partir du réel.
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