Référendum en Alberta | L’avenir de la province est dans les urnes

(Edmonton) Les Albertains sont sur le point de savoir quel sera leur avenir au sein de la fédération canadienne. Le référendum provincial portant sur l’indépendance de leur province connaîtra son dénouement dans quelques heures.
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Une centaine de bureaux de scrutins sur les quelque 1400 partout en province ont ouvert avec du retard, ce qui signifie que ce n’est qu’à minuit (HE) que la fermeture sera complète et que les résultats pourront être annoncés.
Le référendum porte sur 10 questions constitutionnelles, comme la nomination des juges, l’avenir du Sénat canadien et les pouvoirs provinciaux en immigration, un sujet cher à la première ministre Danielle Smith.
C’est toutefois la dixième question que le pays en entier surveillera de près. Il s’agit, dans ce cas-ci, d’un référendum sur un éventuel référendum.
La question 10e question
L’Alberta devrait-elle demeurer une province du Canada, ou le gouvernement de l’Alberta devrait-il entamer le processus juridique prévu par la Constitution canadienne pour tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer du Canada ?
- Option 1 : L’Alberta devrait demeurer une province du Canada.
- Option 2 : Le gouvernement de l’Alberta devrait entamer le processus juridique prévu par la Constitution canadienne pour tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer du Canada.
Ce référendum n’est pas contraignant et donc, peu importe le résultat, le gouvernement pourra décider de prendre ou non en considération l’opinion des Albertains pour la suite des choses.
Les résultats de lundi soir, ou de mardi matin, sont le point culminant de mois de déchirement dans la province. Les indépendantistes souhaitaient un « vrai référendum » contraignant, alors que les fédéralistes voulaient l’abandon de la démarche, qu’ils jugent non nécessaire.
La première ministre a assuré dans les derniers mois être une fédéraliste, et même avoir voté en faveur d’une Alberta au sein du Canada dans ce référendum.
Or, l’insatisfaction à son endroit n’a cessé de grimper partout en province depuis qu’elle a autorisé la tenue de cet exercice. Dans les deux camps, on évoque des jours et des mois difficiles pour le leadership de la première ministre, peu importe le résultat du vote.
Les sondages montrent peu de mouvement avec environ les trois quarts des Albertains qui sont en faveur d’une Alberta dans un Canada uni. On compte très peu d’indécis sur cette question.
La campagne référendaire a mis en lumière des divisions dans le camp indépendantiste sur ce qu’une victoire signifierait concrètement. Certains veulent une séparation nette avec le reste du Canada, d’autres voudraient une annexion aux États-Unis alors que d’autres veulent simplement « lancer un message » à Ottawa.
Le Québec a souvent été cité en exemple pour sa stratégie de « couteau à la gorge » qu’il a adopté envers le fédéral depuis la naissance du mouvement indépendantiste pour gagner en autonomie dans la fédération.
Les fédéralistes, eux, ont évoqué à maintes reprises qu’une victoire indépendantiste aurait des impacts économiques catastrophiques et qu’à l’instar du Québec, des sièges sociaux de grandes entreprises quitteraient la province pour de nouveaux cieux.
Les indépendantistes revendiquent depuis des mois un appui massif de la part des Albertains, mais pas plus tard que lundi, on sentait dans ce camp une volonté de faire baisser les attentes en clamant la victoire si 25 % des Albertains votaient en faveur de l’indépendance.
En tout, ce sont plus de 1,3 million d’Albertains qui s’étaient exprimés avant l’ouverture des bureaux de scrutin, lundi, soit par la poste ou par anticipation. Le taux de participation s’élevait alors à 43 %.
L’agence indépendante a déjà commencé à compter les bulletins de vote et annoncera d’abord les résultats en lien avec la question sur l’indépendance.
Élections Alberta a confirmé dans les derniers jours avoir embauché près de 47 000 pour agir comme agent électoral pour faciliter le décompte.
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