C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, reste en lice pour le prix Renaudot

Absent des deuxièmes listes des prix Goncourt, Femina et Décembre, le roman de l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien C’était ça ou mourir, ciblé par des allégations d’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) que l'auteur nie, figure sur la deuxième liste du prix littéraire français Renaudot, annoncée mercredi.
C’était ça ou mourir fait partie des neuf livres toujours dans la course, dans la catégorie Romans, aux côtés de : Minotaure, de Boris Bergmann; Cipango, de Jean-Marie Blas de Roblès; Nos vies sauvages, de Hemley Boum; Le Palais, de François-Henri Désérable; La méthode, de David Djaïz; Un corps indocile, d’Osvalde Lewat; Eugénie sous les bombes, d’Anne Percin; et Heures sauvages, de Marie Petitcuénot.
Cette liste sera raccourcie le 28 octobre, puis le nom du lauréat sera dévoilé le 3 novembre à Paris.
Le prix Renaudot, qui est considéré comme le plus prestigieux après le Goncourt, célèbre ses 100 ans cette année. Son jury, auquel siègent des écrivains comme le Nobel Jean-Marie Gustave Le Clézio et Franz-Olivier Giesbert, est présidé par l’écrivain Frédéric Beigbeder.
Mardi, C’était ça ou mourir, qui faisait partie des premières sélections des prix Femina et Décembre, n’avait pas été retenu sur les deuxièmes listes de ces récompenses littéraires. À la fin du mois de septembre, il avait été écarté des nominations pour le prix Goncourt.
Toutefois, ce roman a été retenu dans la sélection du Prix littéraire de la Porte Dorée, dévoilée mardi.

Publié en mars dernier au Québec, « C'était ça ou mourir » est paru en France, en août, aux éditions Grasset,
Photo : Getty Images / AFP / JOEL SAGET
Roman le plus vendu de la rentrée en France
En France, les ventes de C’était ça ou mourir continuent, malgré la polémique, de bien se porter, selon les chiffres de l’institut GfK rapportés mardi par le quotidien français Le Parisien (nouvelle fenêtre).
La semaine dernière, ce roman trônait encore en tête des ventes, avec 17 730 exemplaires écoulés, contre un peu plus de 18 000 exemplaires la semaine précédente.
En tout, les ventes cumulées atteignent 82 727 copies depuis la parution de C’était ça ou mourir en France, le 19 août dernier.
Le livre de Thélyson Orélien est ainsi le roman le plus vendu de la rentrée littéraire française. Il devance Adolescence du perroquet, d’Amélie Nothomb (77 363 exemplaires), et L’inconnue du quai de Javel, de Philippe Jaenada (47 360 exemplaires).
On ne peut pas conclure que les ventes s'essoufflent
Au Québec, les ventes de C’était ça ou mourir ont baissé de 14 % sur l’ensemble du marché et de 9,8 % dans les librairies indépendantes la semaine dernière, selon les chiffres de la Société de gestion de la BTLF, qui n’incluent pas les données des librairies Renaud-Bray.
Dans les librairies indépendantes, C’était ça ou mourir reste en deuxième place des meilleures ventes, derrière le nouveau roman de Michel Jean, Nishim. Et le livre de Thélyson Orélien se classe sixième sur l’ensemble du marché.
Dans le marché du livre, il est fréquent d’observer des fluctuations de ventes de cet ordre d’une semaine à l’autre pour un même titre
, a indiqué, par courriel, Patrick Petitclerc, directeur ventes et développements de la Société de gestion de la BTLF.
Considérant le niveau des ventes, on ne peut pas conclure que les ventes du livre [C’était ça ou mourir] s’essoufflent, malgré cette baisse
, a-t-il ajouté.
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