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Thursday, October 8, 2026

Les libéraux ne feront pas de cadeaux, dit Milliard

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Les 40 élus libéraux n’en laisseront pas passer une, a averti le chef de l’opposition officielle désigné, Charles Milliard, moins de trois jours après l’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire. Que le premier ministre désigné, Paul Saint-Pierre Plamondon, se le tienne pour dit.

« Les Québécois nous demandent d’être l’opposition officielle. On ne va pas rester assis les bras croisés devant ce qui va se passer, bien sûr », a déclaré Charles Milliard lors d’un point de presse jeudi après-midi. Pour l’occasion, il était accompagné des candidats libéraux élus et battus aux dernières élections générales. « Ce sera à lui [Paul St-Pierre Plamondon] à nous démontrer qu’il mérite notre collaboration », a-t-il aussi dit.

Précisément, Charles Milliard dit être « intéressé » à participer aux efforts du prochain gouvernement pour combattre l’itinérance ou accroître l’offre de logements, mais pas à ceux qu’il déploiera pour effacer la lieutenante-gouverneure du Québec. « Le dossier de la lieutenante-gouverneure générale [SIC], pour moi, il croupit dans le fond des priorités des Québécois. Il n’y a pas un chat qui a parlé de ça durant la campagne », a déclaré le chef libéral devant le club de curling de Saint-Lambert, reprochant du même souffle au PQ d’« active [r] encore une fois un dossier identitaire pour faire diversion ».

« On vit dans un régime, dans une Constitution bien précise. Alors, Monsieur Plamondon, même s’il est devenu premier ministre, n’a pas le pouvoir non plus de changer le système parlementaire complètement. Alors, on verra ce que ça va donner. Mais pour l’instant, ça ne m’apparaît pas… Il n’y a pas de crise monarchique en ce moment. Il y a une crise du logement, il y a une crise d’itinérance », a-t-il poursuivi, s’attirant les applaudissements des candidats élus et battus rassemblés autour de lui.

Charles Milliard a indiqué que les 40 députés libéraux — dont 23 nouveaux — défendront, sans fléchir, les valeurs de « la justice sociale, l’équité entre les générations, le respect de l’État de droit, notre appartenance à la fois québécoise et canadienne » tout au long de la prochaine législature. « Si le gouvernement veut jouer dans ces eaux-là, on va être là [pour l’en dissuader] », a-t-il lancé.

Avec 59 votes sur 127 au Parlement, le gouvernement péquiste nécessitera l’appui d’au moins un parti d’opposition pour faire adopter ses projets de loi.

Le PLQ étudiera un projet de réforme du mode de scrutin

L’élection de 47 % des députés avec 28 % des votes par le Parti québécois et l’élection de 0 % de député avec 13 % des votes par la Coalition avenir Québec des votes « pose des questions », a indiqué Charles Milliard, dont le parti politique est parvenu à faire élire 32 % des députés avec 24 % des votes. La réforme du mode de scrutin uninominal à un tour, qui est la cause de cette distorsion, ne figure pas au programme du PLQ, a rappelé Charles Milliard. Cela dit, il « va étudier » des « propositions » visant à mieux arrimer la proportion de votes et la proportion de sièges à l’Assemblée nationale obtenues par les partis politiques. « C’est un sujet important et les Québécois s’attendent à une représentation quand ils expriment un droit de vote. Donc, on verra ce que le gouvernement va proposer », a-t-il expliqué.

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