Bouchez a quitté le Palais sans faire de commentaire, Rousseau appelle à un “budget équitable”
L'Arizona en crise
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Source: Avec Belga
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📌 Ce qu’il faut savoir:
• Le gouvernement De Wever n’a toujours pas réussi à trouver un accord sur le budget. De Wever s’est rendu au Palais pour présenter sa démission.
• Le roi Philippe a affirmé tenir sa décision en suspens tout en appelant les membres de l’Arizona à prendre leurs responsabilités. Des consultations ont débuté avec les présidents de partis. Ce mercredi, Conner Rousseau et Georges-Louis Bouchez ont été reçus par le Roi.
• Pourquoi ça bloque? À droite, on déplore des propositions contenant encore “trop de taxes”. À gauche, on insiste sur une contribution plus importante des “épaules les plus larges”.
• L’opposition a multiplié les critiques envers l’Arizona. Parmi les membres de la coalition, l’atmosphère reste électrique, Maxime Prévot appelant à un “sursaut collectif”. Il rejette également la lecture de la crise faite par le MR, qui déplore pour sa part le refus de certains partis de voter de nouvelle mesures d’économie.
En Direct
14:06
Bouchez a quitté le Palais, sans commentaire
Une heure après son arrivée, Georges-Louis Bouchez a quitté le Palais sans faire aucun commentaire à la presse.
12:15
Rousseau: "Le budget doit être équitable"
"J'ai dit au Roi que nous voulons un accord", a déclaré le président de Vooruit à sa sortie du Palais royal de Bruxelles. Mais "il doit être équitable. Chacun doit faire sa part".
Le socialiste était arrivé plus d'une heure plus tôt avec son livre sur l'Europe "Nu. of nooit" (Maintenant. Ou jamais) à la main.
12:13
C'est au tour de Bouchez de s'entretenir avec le Roi
11:07
Rousseau est arrivé au Palais
Conner Rousseau est arrivé au Palais. Le président de Vooruit n'a fait aucun commentaire à son entrée. À 12 h 00, c'est le président du MR Georges-Louis Bouchez qui sera reçu par le souverain.
09:49
Bouchez et Rousseau attendus chez le Roi
Le roi Philippe reçoit ce mercredi au Palais Conner Rousseau (Vooruit) et Georges-Louis Bouchez (MR) afin d'aborder le blocage sur le budget. Le président de Vooruit sera reçu en premier, suivi dans le courant de l’après-midi par le leader du MR.
Mardi, le souverain s'est déjà entretenu avec Yvan Verougstraete (Les Engagés) et Sammy Mahdi (CD&V). Jeudi, ce sera au tour de Valerie Van Peel (N-VA) de clôturer ce tour de table. Vendredi à 10h30, le Roi recevra à nouveau Bart De Wever au Palais.
18:19
Hier
Le Bureau du Plan alerte sur le déficit et le coût du vieillissement
Le Bureau fédéral du Plan a dressé un constat macroéconomique particulièrement sévère concernant les finances publiques belges, avertissant que le déficit budgétaire et la dette s'engagent sur une trajectoire "insoutenable" d'ici 2031 sans réformes structurelles profondes. Cette intervention faisait suite à la présentation d'une étude bisannuelle de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui exhorte une nouvelle fois la Belgique à assainir son budget.
Dans des remarques de conclusion à la présentation de ce rapport, Baudouin Regout, le commissaire au Plan, a souligné que le vieillissement inéluctable de la population, combiné à la hausse brutale des taux d'intérêt, réduisait drastiquement la capacité d'action de l'État.
L'essentiel du déficit se concentre au niveau fédéral. Sur les quelque 300 milliards d'euros de dépenses, la moitié (147 milliards) est allouée à la sécurité sociale. Les dépenses publiques ne cessent de croître, stimulées par le coût de la dette, tandis que les recettes fiscales diminuent, notamment en raison de l'évasion fiscale.
Ce déséquilibre est en outre aggravé par le défi démographique. Le ratio de dépendance, qui compare la part de la population âgée de plus de 67 ans à celle en âge de travailler (de 18 à 66 ans), se dégrade de façon "critique", d'après Baudouin Regout. Après avoir atteint un point historiquement bas entre 2000 et 2010, il s'envole en effet, entraînant une hausse mécanique des dépenses de l'État. D'environ 21% du produit intérieur brut (PIB) au début des années 2000, ces dépenses liées au vieillissement (soins de santé, pensions et soins de longue durée) devraient atteindre 26% d'ici 2031.
Or cette situation démographique était prévisible, a rappelé le commissaire au Plan. "Ce que vous voyez se produire est essentiellement ce que beaucoup d'institutions disaient il y a dix ans: +attention, le vieillissement arrive et aura un impact. Vous devez gérer cela très tôt+".
"Quand nous parlons de dépenses publiques, n'oublions pas que la moitié passe de la poche d'un citoyen à un autre pour la redistribution ou la sécurité sociale. Ce n'est pas l'administration", a-t-il insisté, appelant à nuancer le débat politique. Cela alors que le gouvernement fédéral est actuellement en crise, justement pour une question d'assainissement budgétaire à élaborer. Comme l'OCDE, le Bureau du Plan alerte sur le déficit et le coût du vieillissement.
14:36
Hier
L'OCDE exhorte une nouvelle fois la Belgique à assainir son budget
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) exhorte une nouvelle fois la Belgique à assainir son budget. Le pays doit également s'atteler à une politique de soins de santé plus préventive, à un déploiement plus rapide des énergies renouvelables et à un système de rémunération plus flexible, estiment les experts de l'organisation dans un rapport publié mardi.
Une économie "résiliente"
Malgré plusieurs chocs économiques mondiaux négatifs ces cinq dernières années, l'économie belge a réussi à rester "résiliente". Les tensions géopolitiques persistantes et la hausse des prix de l'énergie pèsent toutefois sur les prévisions de croissance. Cela pourrait accentuer des problèmes structurels existant de longue date, en particulier le niveau d'endettement public élevé et le vieillissement de la population.
L'OCDE part donc du principe que le déficit budgétaire et la dette publique belges vont continuer à se creuser. La dette publique s'élevait en 2025 à 108% du produit intérieur brut (PIB), tandis que le déficit budgétaire s'établissait à 5,2%. Si la Belgique veut stabiliser sa dette publique à 110%, elle devra économiser 3,5% de PIB supplémentaires d'ici 2035, en plus des efforts actuels de 1,5% d'ici 2029.
Malgré les plans de consolidation budgétaire existants, la dette publique et le déficit, qui sont élevés, devraient continuer d'augmenter, "d'où la nécessité urgente de renforcer la soutenabilité des finances publiques", insiste-t-on.
Réduire les dépenses et réformer
Pour endiguer ces déficits croissants, le pays doit dès lors assainir son budget et en accélérer la consolidation. Les économistes pointent en premier lieu la réduction des dépenses, vu les niveaux d'imposition déjà élevés. En outre, les autorités doivent miser sur des réformes de la sécurité sociale, des soins de santé et de l'enseignement, préconisent-ils.
Pour que le système de pensions perdure, des mesures supplémentaires sont également nécessaires, selon l'OCDE, telles que la poursuite du développement du système de bonus-malus (qu'il faut améliorer) et l'indexation de l'âge de la retraite à l'augmentation de l'espérance de vie.
Sur le plan fiscal, l'OCDE préconise surtout la suppression de nombreuses exonérations. Les économistes soulignent par ailleurs la possibilité d'élaborer un meilleur impôt sur le capital et le patrimoine, qui "augmenterait l'équité et les recettes".
Miser sur la prévention en matière de santé
Dans le domaine de la santé publique, la Belgique doit travailler à une plus grande efficience, d'autant plus que la population vieillit et va davantage recourir aux soins. Il faut, par exemple, miser beaucoup plus sur la prévention, ce qui permettrait de réduire la dépendance à l'égard des soins hospitaliers.
Pour atteindre les objectifs climatiques, il faut accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Si l'OCDE salue le glissement fiscal de l'électricité vers le gaz et le pétrole, elle estime que les subventions aux combustibles fossiles doivent également être supprimées progressivement.
Enfin, pour faire face aux tensions qui s'exercent sur la compétitivité dans les secteurs industriels, il convient de mettre en place un mécanisme de fixation des salaires plus flexible, écrivent encore les experts dans leur rapport.
13:26
Hier
Le gouvernement doit se réunir au plus vite, plaide Sammy Mahdi
Le président du CD&V, Sammy Mahdi, a plaidé mardi pour une reprise au plus vite des négociations budgétaires. Selon lui, la situation financière du pays ne permet pas de perdre encore du temps. "Le gouvernement doit se réunir au plus vite. On n'a pas le luxe de se permettre encore longtemps ces petits tours", a-t-il expliqué à son arrivée au Palais royal. "Certains partis ne comprennent pas l'urgence de la situation: si on ne trouve pas au plus vite les 10 milliards, ceux-ci vont devenir 11, 12, 13 milliards (...) Le contexte de la Grèce n'est pas aussi loin qu'on voudrait le croire".
Le président des chrétiens démocrates flamands n'a pas cité nommément le MR et Vooruit, présentés comme les plus opposés au sein du gouvernement sur la façon de réaliser cet effort de 10 milliards d'euros d'ici 2029. Il a visé "la gauche" et "la droite". "L'importance aujourd'hui, c'est d'avoir un accord au plus vite, faire en sorte que la gauche et la droite, face aux tabous qui existent pour que l'Etat soit plus rationnel ou quand on parle des épaules les plus larges, y mettent du leur pour éviter que ce soit la classe moyenne qui paie la facture", a-t-il souligné.
A entendre, M. Mahdi, il n'est pas utile de réunir à nouveau les présidents de parti, comme l'a suggéré il y a peu son collègue du MR, Georges-Louis Bouchez. "Un ministre est membre d'un parti. En tant que président du CD&V, je sais ce que Vincent (Van Peteghem, vice-Premier ministre chrétien démocrate) fait autour de la table. Je n'ai pas besoin d'y être. Ca ne tourne pas autour de moi et ça ne doit pas tourner autour des présidents de parti".
Le CD&V exhorte ses partenaires de majorité à ne pas céder à la tentation des formules choc dans les médias. "J'entends beaucoup de chouettes slogans de certains ces dernières 24 heures mais aujourd'hui chaque parti doit faire preuve du sens des responsabilités. En tant que parti, le CD&V n'est pas content de tout ce qui est proposé mais on le dit autour de la table", a-t-il encore indiqué.
12:10
Hier
Sammy Mahdi: "Je suis vraiment en colère"
Sammy Mahdi (CD&V) est le deuxième président de parti à être reçu par le roi Philippe ce mardi, après Yvan Verougstraete (Les Engagés). Avant son entretien avec le souverain, il a confié aux journalistes présents être "vraiment en colère".
Il a directement mis en cause le MR et Vooruit, accusant les deux formations de "jouer à des jeux irresponsables".
10:41
Hier
Verougstraete est arrivé chez le Roi
Yvan Verougstraete, président des Engagés, est arrivé au palais royal pour rencontrer le roi Philippe. Il est le premier président de parti à s'entretenir avec le souverain au sujet de l'impasse des négociations budgétaires
"L'objectif est de rester calme et de trouver des solutions ensemble. C'est faisable. C'est notre responsabilité de trouver une solution, c'est pour cela que nous sommes payés et que nous avons été élus. Nous allons jouer le match jusqu'à la dernière seconde", a déclaré Verougstraete à la VRT devant les grilles du Palais.
Le chef de file des Engagés a par ailleurs rejeté mardi l'offre de service des libéraux flamands pour constituer une majorité alternative.
"Nous avons une équipe et un entraîneur, et c'est avec cette équipe et cet entraîneur que nous devons absolument trouver une solution dans les prochains jours. Je pense que nous devons tout faire pour y arriver".
10:33
Hier
Van Peteghem appelle à l'abandon des "positions extrêmes"
Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Vincent Van Peteghem (CD&V), appelle mardi à l'abandon des "positions extrêmes" afin de sortir le gouvernement fédéral de la crise politique. Pour M. Van Peteghem, les négociations budgétaires ont échoué du fait que le MR et Vooruit se sont accrochés à leur position, a-t-il commenté mardi matin sur les ondes de la VRT radio.
Les libéraux francophones voulaient un milliard d'euros en moins de recettes tandis que Vooruit mais aussi les Engagés ont freiné les efforts sur les soins de santé, a-t-il expliqué. Selon le CD&V, la note finale déposée par le Premier ministre n'était peut-être pas totalement achevée mais elle comportait bien les éléments du projet que le gouvernement veut réaliser pour le pays: des réformes dans les soins de santé et les malades longue durée, un différentiel de revenus pour ceux qui travaillent, des économies dans la gestion de l'Etat et une contribution des épaules les plus larges.
Véto du MR sur la TVA
Interrogé sur Bel-RTL, le président des Engagés, Yvan Verougstraete, a indiqué que son parti était toutefois prêt à accepter des économies dans la santé.
Le centriste a toutefois jugé qu'un compromis aurait été plus simple si le relèvement de la TVA n'avait pas été écarté. Un avis partagé par Maxime Prévot sur La 1ère: "Le problème, c'est quand cela a été retiré, cela a donné le sentiment à tous les autres partenaires que, finalement dès que quelqu'un faisait un blocage, il pouvait obtenir gain de cause, ce qui n'a pas favorisé la dynamique de négociation", a commenté M. Prévot.
Celui-ci a également dénoncé en filigranes la méthode de négociation du Premier ministre à ce moment-là. "(Le volet TVA) a été retiré de l'exercice sans compensation particulière", a notamment relevé M. Prévot. "On aurait dû dire, me semble-t-il: 'OK, on retire l'exercice TVA parce qu'il y a manifestement un blocage mais alors il faut accepter telle ou telle mesure en contrepartie", ce qui n'a pas été fait, a-t-il déploré. Une attitude qui a, selon lui, alors donné l'impression qu'on pouvait "à la fois gagner au grattage et au tirage".
08:17
Hier
Le roi Philippe entame une première série de consultations
Le roi Philippe entame une première série de consultations à la suite de la démission de Bart De Wever, qu'il tient en suspens. Le souverain doit recevoir ce mardi Yvan Verougstraete, président des Engagés, et Sammy Mahdi, président du CD&V.
08:02
Hier
Anders prêt à remplacer Vooruit
Le président d'Anders, Frédéric De Gucht, affirme que son parti est prêt à remplacer Vooruit au sein du gouvernement fédéral, à condition que celui-ci souhaite mettre en œuvre un programme économique de droite et réduire drastiquement les dépenses publiques.
Interrogé dans l'émission De Ochtend sur la VRT, il estime qu'un tel scénario ne nécessiterait pas de nouvelles élections. La N-VA, le MR, Les Engagés, le CD&V et Anders disposent en effet déjà d'une majorité à la Chambre. Cette hypothèse avait également été évoquée lors des négociations gouvernementales il y a deux ans, avant d'être écartée par l'Open VLD, en raison de ses mauvais résultats électoraux.
"Nous devons redonner de l'oxygène à l'économie. Anders met ses huit sièges à disposition de tout Premier ministre désireux de prendre les mesures qui s'imposent: réduire les dépenses et la taille de l'État, devenu obèse".
23:00
2 novembre 2026
La présidente de la N-VA met en garde contre des mesures plus dures en l'absence d'accord
La présidente de la N-VA, Valerie Van Peel, a dénoncé lundi des vétos de certains partenaires de la coalition Arizona dans les négociations budgétaires et un manque de courage pour "faire passer l'intérêt général avant tout". Sans accord gouvernemental, des mesures plus sévères et des conséquences plus lourdes sont à craindre, prévient-elle en invoquant le FMI.
Situation budgétaire intenable
Valerie Van Peel souligne que la situation budgétaire est devenue intenable en raison "d'une dette colossale, d'une croissance faible et d'une explosion des dépenses sociales". "C'est pourquoi l'Arizona a déjà adopté des réformes historiques: dans les domaines des pensions, de la fiscalité et du marché du travail, avec notamment la limitation de la durée des allocations chômage. Le FMI a accueilli ces mesures tant attendues de manière particulièrement positive."
Situation économique et géopolitique
C'est aussi en raison de la détérioration de la situation économique et géopolitique qu'un effort structurel supplémentaire d'au moins 10 milliards d'euros est nécessaire, poursuit la présidente de la N-VA. "Cela fait des mois que le Premier ministre travaille sur ce budget. Chaque mesure a été chiffrée avec les administrations et discutée avec les experts techniques de tous les partenaires de la coalition. À maintes reprises, (Bart De Wever) a présenté une proposition équilibrée, axée sur des réformes indispensables", selon elle.
"Certains n'ont pas le courage de faire passer l'intérêt général avant tout"
"Mais plusieurs vétos ont bloqué un accord", poursuit Valerie Van Peel. "Je constate avec déception que certains n'ont pas le courage de faire passer l'intérêt général avant tout. Je continue d'espérer que la raison et le sens des responsabilités reprendront le dessus. Il n'y a pas d'autre solution. Car tant qu'un accord ne sera pas conclu, notre situation se détériorera de jour en jour et la tâche ne fera que devenir plus ardue."
Recours aux douzièmes provisoires
Comme il est trop tard pour faire adopter le budget par le Parlement dans les temps, le gouvernement devra, pour la deuxième année consécutive, recourir aux douzièmes provisoires, ce que le Premier ministre souhaitait éviter à tout prix. Selon Mme Van Peel, cela nuit à la confiance des marchés financiers. "Et si nous ne parvenons finalement pas à trouver un accord, ce sont les marchés financiers et le FMI qui décideront à notre place, avec des mesures encore plus sévères et des conséquences encore plus lourdes pour les citoyens et les entreprises", prévient-elle. "Mon parti continuera à proposer systématiquement des solutions pour préserver notre prospérité."
21:08
2 novembre 2026
Paul Magnette (PS): "On ne va pas aller dépanner un gouvernement moribond"
Premier parti francophone d'opposition, le PS n'a pas l'intention de dépanner le gouvernement fédéral si ce dernier devait finir par constater qu'il ne parvient pas à boucler un budget, a indiqué son président Paul Magnette, lundi soir sur RTL-TVi.
"S'ils n'y arrivent pas, ils doivent en tirer les conséquences"
Interrogé sur une éventuelle montée au gouvernement si la crise persistait, le socialiste a répondu par la négative. "On ne va pas aller dépanner un gouvernement moribond. Si, à un moment donné, ils n'y arrivent pas, alors ils doivent en tirer les conséquences et retourner devant les électeurs, qui doivent trancher", a affirmé M. Magnette.
"Apporter des réponses aux citoyens qui n'en peuvent plus"
Il souligne toutefois qu'un retour aux urnes n'est pas ce qu'il demande. "Aujourd'hui, (les membres du gouvernement) doivent apporter des réponses aux citoyens qui n'en peuvent plus, dont le pouvoir d'achat a été profondément dégradé ces dernières années", a-t-il ajouté.
20:12
2 novembre 2026
Georges-Louis Bouchez appelle au sang-froid et au sens des responsabilités
Le président du MR Georges-Louis Bouchez a jugé lundi soir "fondamental de garder son calme et son sang-froid", alors que la démission du gouvernement fédéral est suspendue à des consultations royales cette semaine. "Le sens des responsabilités doit nous conduire à la plus grande mesure afin de permettre l'aboutissement d'un accord indispensable à notre pays", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Le libéral rappelle les contraintes économiques (inflation élevée, croissance faible) pour justifier la nécessité de réduire les dépenses publiques: "Notre modèle social ne va pas s'effondrer parce que l'on remet de l'ordre en son sein et le sens de la responsabilité individuelle."
Il fustige aussi la tentation d'augmenter les taxes: "Plus personne n'acceptera de faire des efforts et de prendre des risques pour toujours donner plus à un État trop souvent inefficace". M. Bouchez réclame que "la réalité économique revienne dans le débat politique".
Attendu mercredi au Palais royal dans le cadre des audiences des présidents des partis de la majorité Arizona, Georges-Louis Bouchez promet qu'"aucune déclaration complémentaire sur ce sujet ne sera faite" avant cette rencontre avec le roi Philippe.
20:02
2 novembre 2026
Frank Vandenbroucke (Vooruit, socialistes flamands) réagit à la crise budgétaire
Selon Frank Vandenbroucke (Vooruit), vice-Premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté, le gouvernement n'est pas parvenu à un accord en raison d'une contribution trop faible des plus aisés dans l'ultime proposition de budget.
"Il ne revient pas uniquement aux travailleurs et aux retraités de payer la facture"
"Si un effort considérable est nécessaire pour équilibrer le budget, il doit aussi être équitable", a-t-il déclaré à la VRT. "Il ne revient pas uniquement aux travailleurs et aux retraités de payer la facture. Les patrimoines les plus importants doivent également fournir un effort significatif et concret. Or, cette option n'a pas été envisagée lors des discussions", a-t-il ajouté.
"S'ils nous avaient vraiment écoutés ces derniers mois..."
La proposition finale prévoyait une contribution d'1,2 milliards d'euros de la part des plus fortunés. Vooruit a jugé cette proportion insuffisante. Les socialistes flamands considèrent que leurs propositions n'ont été été prises en considération: "S'ils nous avaient vraiment écoutés ces derniers mois et ces dernières semaines, un accord aurait déjà été trouvé", déplore Frank Vandenbroucke.
"Il faut que l'accord soit équitable"
Il reste néanmoins ouvert au compromis. "Nous espérons qu'un accord pourra être trouvé dans les jours et les semaines à venir. Nous avons rejoint ce gouvernement pour assumer nos responsabilités, même dans les moments difficiles, mais il faut que l'accord soit équitable", a-t-il insisté.
Malades de longue durée et footballeurs professionnels
Le chef de file gouvernemental de Vooruit a notamment pointé une proposition d'économies supplémentaires de plus de 800 millions d'euros sur les malades de longue durée, tandis que certains partis estiment que l'avantage fiscal accordé aux footballeurs de haut niveau devrait être maintenu.
"Pourquoi ne mettons-nous pas fin à cela ?"
"Si la situation financière est aussi dramatique que le dit Bart De Wever - et je pense d'ailleurs qu'elle l'est -, pourquoi ne mettons-nous pas fin à cela ?", a demandé M. Vandenbroucke. La proposition de réduction de TVA sur les nouvelles constructions a également déplu au socialiste.
Il réaffirme que son parti ne cherche pas à provoquer des élections anticipées, mais qu'il n'a "pas peur de mener le débat". "C'est aussi ce que j'ai dit au sein du gouvernement."
17:18
2 novembre 2026
Pas de négociations prévues lors de la série de consultations avec le Roi Philippe
Aucune négociation n'est prévue entre les différents vice-premiers ministres lors de la série d'entretiens organisée cette semaine par le Roi Philippe, confirment plusieurs sources à HLN. Il semblerait que le Premier ministre Bart De Wever souhaite d'abord attendre l'issue de cette série de consultations avant de convoquer à nouveau le kern au 16, rue de la Loi.
16:20
2 novembre 2026
Les Engagés soutiennent la proposition de De Wever sur le salaire des ministres
Les Engagés souhaitent réduire les salaires des ministres en attendant un accord budgétaire, rejoignant ainsi la proposition faite hier soir par le Premier ministre Bart De Wever lors des négociations, relève HLN. Elle permettrait de réduire progressivement leur rémunération d'ici l'établissement d'un réel budget.
15:25
2 novembre 2026
Le Roi enchaînera les consultations tout au long de la semaine
Le Roi Philippe prévoit d'étaler ses consultations avec les présidents des partis de la majorité sur plusieurs jours, relève HLN. Mardi, il recevra Yvan Verougstraete (Les Engagés) et Sammy Mahdi (CD&V). Conner Rousseau (Vooruit) et Georges-Louis Bouchez (MR) suivront mercredi. Puis ce sera au tour de Valérie Van Peel (N-VA) jeudi après-midi. Vendredi à 10h30, le roi recevra de nouveau le Premier ministre Bart De Wever pour conclure cette semaine et faire le point sur la possibilité de sortir de la crise.
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