Crise des « brownies » : une députée sortante met en demeure Cogeco et Jonathan Trudeau

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La députée caquiste sortante Alice Abou-Khalil met en demeure Cogeco et son ex-chroniqueur Jonathan Trudeau pour des déclarations qui l’auraient « faussement » liée au scandale des « brownies » en 2025.
Comme l'a d'abord rapporté La Presse, elle réclame la somme de 500 000 $ et une rétraction publique
de Cogeco et de Jonathan Trudeau, estimant qu'ils ont porté atteinte à sa réputation et impacté sa vie personnelle et professionnelle.
Les propos diffusés […] étaient susceptibles de laisser faussement croire qu’elle avait participé à un mécanisme de rémunération ou d’achat de votes dans le cadre d’une course à la direction d’un parti politique. Une telle affirmation porte directement atteinte à l’honneur, à la réputation, à la crédibilité et à l’intégrité de notre Cliente
, peut-on lire dans la mise en demeure.
Le 19 novembre 2015, le bureau d’enquête de Québecor a publié des allégations concernant des échanges de messages textes laissant entendre que des membres du Parti libéral du Québec (PLQ) auraient reçu des incitatifs financiers, sous la forme de billets de 100 $ — les fameux « brownie » —, en échange d’un vote pour Pablo Rodriguez lors de la dernière course à la direction de la formation.
Jonathan Trudeau avait par la suite affirmé sur les ondes de 98,5 FM que Mme Abou-Khalil était derrière certains de ces messages, ce qu’elle avait rapidement nié. Elle avait envoyé une première mise en demeure au média au lendemain de ces accusations.
Des enquêtes de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), ainsi qu’une enquête externe commandée par le PLQ, n’ont pas pu établir l’existence d’un stratagème de brownies
au Parti libéral. Ces enquêtes n'ont rien trouvé à reprocher à Mme Abou-Khalil.
Dans la mise en demeure envoyée vendredi, les avocats de Mme Abou-Khalil estiment que M. Trudeau a fait preuve de défaillance sérieuse
au regard de ses obligations déontologiques
en liant la députée caquiste aux échanges.
Ils exigent que Cogeco diffuse une rétraction publique des propos reconnaissant qu’ils étaient erronés
, retire les extraits concernés et verse à Mme Abou-Khalil un demi-million de dollars d’ici au 12 octobre, à 17 h.
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