Hegseth, le chef du Pentagone favorable à la guerre en Iran, fragilisé par la débâcle électorale

Mais pour nombre de parlementaires, c’est bien le ministre lui-même le problème.
"Je vais m’en prendre à Pete Hegseth", a lancé Jason Crow, un député démocrate. "Il n’est pas seulement incompétent et corrompu, mais il sape la sécurité nationale et celle de nos militaires."
Le responsable démocrate de la commission des forces armées, Adam Smith, a lui affirmé que sa priorité serait de "mener un contrôle étroit du ministère de la Défense", avec "la guerre illégale en Iran" dans le viseur.
La menace la plus immédiate pour le chef du Pentagone vient toutefois d’un républicain, le rebelle Thomas Massie.
Avant de quitter le Congrès en fin d’année, ce député de droite mais ouvertement anti-Trump compte faire voter la Chambre sur une procédure d'"impeachment", c’est-à-dire de destitution, dès la semaine prochaine.
Il avait tenté de lancer cette procédure plus tôt cette année, mais n’avait pas pu obtenir qu’un vote ait lieu.
Pour destituer un responsable de l’exécutif, la Chambre doit d’abord mener une enquête. Si une majorité de députés vote en faveur de l'"impeachment", la procédure est ensuite transmise au Sénat, qui fait office de tribunal. Il faut là une majorité des deux tiers pour effectivement destituer le responsable.
Une issue pour l’instant très hypothétique. Après la vague bleue de mardi, les démocrates vont obtenir en janvier une large majorité à la Chambre, mais il faudrait qu’une bonne dizaine de sénateurs républicains se joignent à eux pour décrocher la majorité des deux tiers et faire tomber le ministre.
Pete Hegseth s’est jeudi vigoureusement défendu.
"Ils m’attaquent moi, ils nous attaquent nous, parce que nous sommes efficaces", a-t-il déclaré dans une vidéo, défendant la guerre en Iran comme une action "courageuse et historique."
La procédure d'"impeachment" "n’a pas fonctionné contre le président Trump (en 2019 et 2021) et ne fonctionnera pas contre moi", a-t-il ajouté.
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