L’atelier de Cycles Tulipp, fabricant de vélos à contre-courant
Qu’on soit cycliste du dimanche ou bien habitué à chasser les records Strava, nul n’a besoin de poser son regard bien longtemps sur les pelotons gravissant ce mois-ci la voie Camillien-Houde pour constater que l’univers du vélo a beaucoup évolué au cours des dernières années. Cadres, roues, pédaliers, guidons et bien d’autres petites pièces sans nom se tournent vers le carbone, notamment pour éliminer quelques précieux grammes des montures. La démocratisation de ce matériau pousse toutefois les « vieux » vélos en aluminium au bord du gouffre, sans parler de ceux en acier, dont le chant du cygne a fini de faire écho depuis longtemps !
Dans un atelier du secteur Chabanel, à Montréal, Mathieu Latulippe, fondateur de Cycles Tulipp, a toutefois pris une direction que plusieurs pourraient qualifier d’antinomique, en créant à la main des cadres de vélo en acier. Ici, aucun moule pour produire en masse, mais plutôt une tonne d’équipement pour travailler cet alliage délaissé, pourtant si durable.
Chaque vélo est une pièce unique, façonnée sur mesure pour les besoins précis de chaque cycliste. Mathieu prend le temps de couper, d’ajuster et de braser chaque tube à la main pour créer un cadre prêt à traverser l’usure des kilomètres et des décennies. Sa conviction ? Un cadre pensé pour la durabilité peut rivaliser avec les plus récentes tendances de l’industrie. Et ses cadres de vélo sont bien plus écologiques que ceux qui sont faits en carbone, vu la recyclabilité et la réparabilité de l’acier.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.