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Thursday, November 5, 2026

Test du Redmagic 12 Pro : le roi du gaming fait flamber les prix et le thermomètre

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Après avoir introduit le refroidissement liquide actif sur le modèle précédent, le constructeur chinois revient avec un Redmagic 12 Pro affiné qui étend désormais son circuit d’eau sur sa nouvelle puce gravée en 2 nm. Doté d’un écran 185 Hz sans poinçon, d’une batterie de 8 400 mAh et d’un émulateur PC capable d’exécuter les jeux Steam en local, ce téléphone entend se rapprocher du fonctionnement d’une console portable. Reste à vérifier si cette architecture thermique encaisse les titres les plus lourds sans surchauffer ni perdre ses moyens sur la durée.

Le segment des smartphones dédiés au jeu vidéo a vu disparaître la plupart de ses acteurs historiques, laissant Redmagic presque seul face aux modèles généralistes haut de gamme. La marque conserve une approche technique orientée vers la dissipation thermique et la prise en main à l’horizontale.

Ce Redmagic 12 Pro modifie l’agencement de son circuit de refroidissement en dédoublant ses canaux internes, augmente la fréquence de sa dalle OLED et ajoute une couche d’émulation pour les jeux PC. Nous avons passé plus d’une semaine avec sa version Subzero, équipée de 16 Go de mémoire vive et de 512 Go de stockage, voici ce que l’on en a pensé dans ce test complet.

Prix et disponibilité : une hausse de 200 euros qui alourdit la facture

Le Redmagic 12 Pro sera commercialisé sur la boutique officielle de la marque ainsi que chez certains revendeurs partenaires selon un calendrier en trois étapes. Du 12 au 17 novembre 2026, une offre de précommande (Early Bird) permet de réserver sa place avant un accès prioritaire fixé au 17 novembre et l’ouverture des ventes globales le 18 novembre 2026. Les acheteurs passant par cette phase de lancement bénéficient d’une commande prioritaire la veille de la sortie officielle, d’un chargeur rapide de 80 W offert et d’un objet promotionnel aux couleurs de la marque.

Le positionnement tarifaire subit en revanche une inflation marquée : le Redmagic 12 Pro débute désormais à 899 euros, soit une hausse de 200 euros par rapport au Redmagic 11 Pro qui démarrait à 699 euros l’an dernier. Le catalogue européen s’articule autour de trois finitions transparentes : le modèle noir Nightfreeze se décline en versions 12 Go de mémoire vive pour 256 Go de stockage, 16 Go pour 512 Go et 16 Go accompagnés de 1 To d’espace interne. Notre exemplaire Subzero, doté d’un dos argenté et blanc transparent, existe en configurations 16 Go / 512 Go et 16 Go / 1 To, tandis qu’une variante bleue Skyfrost en 16 Go / 512 Go sortira plus tard dans l’année.

La version embarquant 24 Go de mémoire vive disparaît du catalogue par rapport au modèle précédent. Le fabricant répercute directement la flambée des coûts sur le marché des semi-conducteurs, la gravure en 2 nm de Qualcomm et la crise de la mémoire DRAM en 2026. Pour éviter d’exploser davantage la note avec les nouvelles puces LPDDR6, que l’on retrouve notamment sur le Xiaomi 18 Fold chinois, la marque plafonne l’appareil à 16 Go de RAM LPDDR5T (pour Turbo) et conserve du stockage UFS 4.1 Pro. À partir de 899 euros, le smartphone perd une grande partie de l’avantage tarifaire qui faisait la force de ses prédécesseurs et vient désormais chasser sur les terres de modèles généralistes haut de gamme beaucoup plus polyvalents.

Design : un châssis affiné qui tient debout sur la tranche

En main, les dimensions évoluent par rapport à la génération précédente. Le boîtier perd un tiers de millimètre d’épaisseur pour descendre à 8,55 mm et abaisse son poids à 223 grammes. Cet allègement s’accompagne pourtant d’une batterie de plus grande capacité. L’appareil garde un format rectangulaire anguleux, mais le cadre en alliage d’aluminium intègre de légers chanfreins incurvés sur ses arêtes intérieures. Les coins marquent moins la paume lors des longues sessions que sur les anciens modèles. Les tranches entièrement plates permettent par ailleurs de poser le smartphone debout sur le côté sans support, ce qui s’avère utile lorsqu’on joue avec une manette connectée ou que l’on regarde une vidéo sur une table.

Redmagic 12 Pro (3)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Le dos en verre Gorilla Glass 7i de notre version Subzero laisse apparaître une partie des composants internes. La surface arrière est totalement plate, sans aucune excroissance au niveau des capteurs photo. Le téléphone reste stable lorsqu’il est posé sur un bureau et les doigts de la main gauche ne butent contre aucun bloc optique en tenant l’appareil à l’horizontale. La vitre arrière dévoile l’anneau circulaire bleu du circuit de refroidissement liquide en bas et une fenêtre rectangulaire entourée de métal brossé en haut. L’éclairage RGB permet de paramétrer la couleur souhaitée sur trois zones : l’anneau central, le dissipateur du ventilateur et les deux gâchettes sur la tranche. Il n’y a en revanche aucun rétroéclairage RGB au niveau de la zone de la puce en haut du dos.

Redmagic 12 Pro (6)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

La disposition des commandes sur les tranches vise l’usage en mode paysage. Le côté droit regroupe deux gâchettes tactiles capacitives cadencées à 520 Hz, le bouton d’allumage et un troisième microphone placé au centre. Cet emplacement évite de boucher l’entrée audio avec la paume des mains lors des discussions vocales en jeu. Sur la tranche opposée, l’ancien interrupteur coulissant est remplacé par un bouton-poussoir rouge fonctionnant par appui long. S’il lance l’espace de jeu par défaut, il peut être configuré pour ouvrir l’appareil photo, allumer la lampe torche, lancer le dictaphone, activer la traduction ou basculer en mode silencieux. Enfin, malgré les ouvertures nécessaires à la circulation d’air du ventilateur, le smartphone obtient une double certification IP68 et IP69 pour son châssis, tandis que le conduit isolé de la turbine est certifié IPX8 contre l’immersion.

Redmagic 12 Pro (7)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Ce Redmagic 12 Pro améliore sa prise en main en réduisant son épaisseur et son poids tout en conservant sa construction transparente. Son dos plat et ses tranches droites facilitent aussi bien la tenue à deux mains que l’utilisation posée sur une table avec une manette.

Écran : une dalle 185 Hz sans poinçon et une justesse colorimétrique en progrès

La façade repose sur une dalle OLED de 6,85 pouces fournie par BOE (matériau X11) dépourvue d’encoche ou de poinçon pour la caméra selfie. C’est l’un des seuls smartphones du marché à proposer cette option. Avec des bordures de seulement 0,96 millimètre, que ce soit en jeu ou en lecture vidéo, cet affichage continu de 2688 par 1216 pixels (431 ppp) évite qu’une découpe noire ne masque des éléments d’interface dans les coins. La caméra frontale de neuvième génération placée sous la dalle reste invisible à distance normale d’utilisation. En observant l’écran de très près sur un fond clair ou lorsque du texte s’affiche au milieu de la barre d’état, on remarque toutefois une densité de sous-pixels inférieure sur cette zone.

Redmagic 12 Pro (12)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

L’évolution principale de cet écran concerne sa fréquence de rafraîchissement, qui monte désormais à 185 Hz, gérée par une puce dédiée nommée G1. Les paramètres laissent le choix entre une gestion automatique et des paliers fixes à 60, 144 ou 185 Hz (avec la possibilité de forcer le 185 Hz sur toutes les applications via les options pour développeurs). Associée à un contrôleur tactile Synaptics cadencé à 500 Hz en continu et 5 000 Hz en instantané, la dalle répond sans latence perceptible, même avec les doigts humides.

Les mesures réalisées au 01lab avec notre sonde et le logiciel Calman Ultimate de Portrait Displays montrent une progression par rapport au Redmagic 11 Pro. En mode manuel, la luminosité maximale passe à 714 cd/m² (contre 625 cd/m² sur le modèle précédent), et grimpe à 1 858 cd/m² en mode boost automatique sous une forte lumière, soit un niveau proche des 1 900 nits promis par la fiche technique. L’écran reste lisible en extérieur avec une réflectance mesurée à 104 GU, et sa luminosité minimale descend à 2 cd/m² pour un usage dans le noir. Le calibrage par défaut sur l’espace colorimétrique DCI-P3 progresse nettement : nous relevons un Delta E 2000 moyen de 1,2 en P3 (contre 2,6 l’an dernier) et un Delta E des gris de 2,2, pour un gamma mesuré à 2,2. L’espace standard sRGB reste moins bien calé avec un Delta E de 4,4, et la balance des blancs s’établit à 6 717 K.

  Redmagic 12 Pro RedMagic 11 Pro OnePlus 15 Samsung Galaxy S26 Plus

Pic lumineux 714 cd/m² 625 cd/m² 837 cd/m² 466 cd/m²

Pic lumineux (boost) 1858 cd/m² 1900 cd/m² 1868 cd/m² 2387 cd/m²

Balance des blancs 6717 K 6840 K 6535 K 6860 K

DeltaE 2000 des gris 2,2 2,6 2,3 2,3

DeltaE 2000 des couleurs (sRGB) 4,4 3,9 1,4 1,9

DeltaE 2000 des couleurs (P3) 1,2 2,6 3,1 2,5

Pour obtenir le meilleur affichage, le 01lab recommande d’activer le profil « Brillant » dans les paramètres : orienté vers l’espace P3 et proche du mode par défaut, il offre un rendu un peu plus juste, notamment sur les couleurs primaires et secondaires. Nous déconseillons en revanche de modifier manuellement le curseur de la balance des blancs, car cette opération dégrade la fidélité globale du rendu.

Cet écran de 6,85 pouces combine une surface d’affichage sans découpe et un taux de rafraîchissement à 185 Hz. Il rectifie surtout le calibrage colorimétrique en P3, encore amélioré avec le profil « Brillant », ainsi que la luminosité manuelle par rapport à son prédécesseur.

Performances : des scores bruts en hausse, mais une forte chauffe et une stabilité en berne

Le Redmagic 12 Pro embarque le processeur Qualcomm Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 gravé en 2 nanomètres. Cette génération d’architecture Oryon abandonne la structure à huit cœurs pour passer à six cœurs (deux cœurs principaux cadencés jusqu’à 5 GHz et quatre cœurs de performance), accompagnée ici de 16 Go de RAM LPDDR5T et de la puce secondaire RedCore R5 chargée de l’interpolation d’images, de la mise à l’échelle 2K et des vibrations.

Redmagic 12 Pro (13)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Pour dissiper la chaleur, le constructeur fait évoluer son circuit interne. Alors que le refroidissement liquide du Redmagic 11 Pro formait une boucle unique limitée à la moitié basse du téléphone, cette version adopte un circuit à double boucle. Un second réseau de canaux remonte désormais sur la partie supérieure du châssis afin de couvrir l’emplacement du processeur. Ce circuit contient un liquide fluoré isolant (supportant des températures de -60°C à 108°C) mis en mouvement par une micropompe piézoélectrique en céramique à double cristal délivrant une pression de 130 kPa (+85 % par rapport au 11 Pro) pour une consommation de 20 mW. Ce dispositif complète une pâte thermique en métal liquide fixée sur une feuille de cuivre, une chambre à vapeur et un ventilateur mécanique dont la vitesse passe de 24 000 à 25 500 tours par minute.

Dans la pratique, le ventilateur et le circuit de refroidissement liquide démarrent automatiquement dès l’exécution de tâches lourdes ou le lancement d’un jeu, mais il reste possible de les activer manuellement. La vitesse du ventilateur s’adapte par défaut à la charge thermique, avec une option dans les paramètres permettant de le faire tourner à plein régime en permanence. Contrairement à ce que nous avions constaté sur la tablette Redmagic Astra 2, la pompe ne produit pas de sifflement aigu particulier ; seul le souffle du ventilateur est audible à haute vitesse.

Redmagic 12 Pro (8)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Une fois mis à jour avec la dernière version logicielle, le Redmagic 12 Pro délivre toute sa puissance brute sur le banc d’essai du 01lab. Sur AnTuTu 10, il atteint 3 548 281 points (contre 2 983 480 points pour le Redmagic 11 Pro), et grimpe à 4 324 312 points sur le nouveau protocole AnTuTu 11. Sur Geekbench 6, le gain sur un cœur et sur la partie graphique est net : nous relevons 4 049 points en monocœur (contre 3 722 points sur le 11 Pro), 11 768 points en multicœur (un score quasi identique aux 11 864 points du prédécesseur malgré le passage de huit à six cœurs) et une envolée à 34 574 points sur le GPU (contre 25 251 points l’an passé). Sur la nouvelle mouture Geekbench 7, l’appareil enregistre 3 412 points en monocœur, 11 590 points en multicœur et 31 059 points en GPU.

En revanche, le double circuit de refroidissement liquide et le ventilateur ne suffisent pas à endiguer la chauffe ni la chute des performances sur les longues sessions. Lors du test d’endurance graphique 3DMark Wild Life Extreme Stress Test, le smartphone démarre fort avec une meilleure boucle à 8 508 points (contre 8 192 points sur le 11 Pro), mais s’effondre rapidement pour terminer à 4 811 points sur sa boucle la plus faible. La stabilité tombe ainsi à seulement 56,6 %, bien loin des 78,9 % maintenus par le Redmagic 11 Pro. Malgré ce bridage de plus de 43 % de la puissance graphique en cours de route, le boîtier monte fortement en température : à 100 % de sollicitation CPU, le 01lab a mesuré une température extérieure maximale de 46,3 °C (avec une amplitude thermique de 24,3 °C), soit un niveau quasi identique aux 46,6 °C du modèle précédent.

  Redmagic 12 Pro RedMagic 11 Pro OnePlus 15 Samsung Galaxy S26 Plus

AnTuTu 11 Score 4324312 pts 3349641 pts

AnTuTu 11 CPU 1131975 pts 1084814 pts

AnTuTu 11 GPU 1812411 pts 1381541 pts

AnTuTu 11 MEM 498917 pts 399526 pts

AnTuTu 11 UX 881009 pts 483760 pts

Geekbench 6 Single-Core 4049 pts 3722 pts 3682 pts 3209 pts

Geekbench 6 Multi-Core 11768 pts 11864 pts 10932 pts 11075 pts

Geekbench 6 GPU 34574 pts 25251 pts 23735 pts 26787 pts

Amplitude 24,3 °C 23,6 °C 15,6 °C 22,2 °C

Sur les jeux mobiles Android natifs, la réserve de puissance initiale reste telle que les titres exigeants comme Genshin Impact, Honkai: Star Rail ou Wuthering Waves (compatible avec le lancer de rayons via la puce secondaire) tournent sans peine à 60 images par seconde. Sur Minecraft, le jeu fonctionne bien à 120 images par seconde comme annoncé par la marque. Nous avons relevé quelques baisses de fluidité selon les zones traversées avec le réglage par défaut, mais le passage sur le profil de hautes performances « Rise » dans les paramètres permet de maintenir le plafond de 120 i/s.

Redmagic 12 Pro (1)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

La nouveauté majeure de cette génération réside dans la plateforme Gravity X, qui intègre un émulateur PC connecté à Steam. Une fois connecté à son compte, l’utilisateur peut télécharger ses jeux PC localement sur le smartphone et synchroniser ses sauvegardes dans le cloud sans repartir de zéro. En pratique, la compatibilité et la tenue thermique montrent vite leurs limites. Nous avons d’abord essayé de lancer Battlefield 6 : c’est impossible, car le système anti-triche Javelin empêche la validation via ProtonDB et bloque le démarrage du jeu, exactement comme sur un Steam Deck. Sur Ghost of Tsushima (sorti en 2020), nous avons bien récupéré nos sauvegardes, mais le jeu tourne difficilement entre 15 et 25 images par seconde selon les zones. En rechargeant la batterie simultanément, une alerte système s’est affichée pour signaler que la batterie était trop chaude et qu’un mode de protection thermique s’activait.

Nous avons également lancé The Witcher 3: Wild Hunt en version remastérisée. Le titre s’avère plus fluide côté affichage puisqu’il dépasse les 30 images par seconde et monte parfois jusqu’à 45 images par seconde. En contrepartie, le smartphone devient brûlant entre les mains : la température de la batterie atteint 53 °C, un seuil beaucoup trop élevé tant pour le confort que pour l’intégrité des composants. Les problèmes sont aussi d’ordre logiciel : lors de nos essais sur It Takes Two, le jeu s’est lancé en chinois et nous n’avons pas pu modifier la langue, aucun paramètre ne permettant de configurer cet aspect avant l’exécution des conteneurs PC. Finalement, seuls les jeux PC plus anciens comme Left 4 Dead 2 fonctionnent correctement, entre 40 et 60 images par seconde, avec la possibilité de connecter une manette pour ne pas utiliser les commandes tactiles sur l’écran.

Redmagic 12 Pro (5)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 établit de nouveaux records en performances de pointe, mais met à mal le double circuit de refroidissement liquide : la stabilité chute à 56,6 % sous forte charge et la coque grimpe à 46,3°C. Si les jeux Android encaissent le choc grâce à la marge de puissance de la puce, l’émulation locale de jeux Steam se heurte aux systèmes anti-triche, à des blocages logiciels et surtout à une surchauffe critique de la batterie (jusqu’à 53°C) sur les productions 3D exigeantes.

Logiciel : un panneau de jeu complet mais trop d’applications préinstallées

Livré sous Android 17 avec la surcouche Redmagic OS 12, l’appareil fait évoluer son habillage visuel avec des effets de transparence sur l’écran de verrouillage et intègre un outil de partage de fichiers sans fil compatible avec iOS. Dès la configuration initiale, l’interface souffre néanmoins de la présence de nombreuses applications partenaires et de petits jeux préinstallés (Vita Mahjong, Tile Explorer, Block Blast!) qu’il faut désinstaller manuellement.

Redmagic 12 Pro (4)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Le menu Game Space regroupe quant à lui les outils destinés aux joueurs. Ce panneau latéral donne accès aux réglages du moteur Energy Cube 4.0 : sensibilité tactile, égaliseur audio accentuant les bruits de pas, loupe de visée (Scout Mode), filtres visuels ou encore mode Host pour afficher les jeux sur un moniteur externe via le port USB-C (jusqu’en 4K à 144 Hz) avec un clavier et une souris. Le système intègre aussi Google Gemini et un assistant IA supposé suivre la progression dans certains jeux comme Genshin Impact. Ces fonctions d’intelligence artificielle apportent peu de valeur ajoutée à l’usage et côtoient encore des traductions françaises approximatives dans les sous-menus techniques.

Redmagic OS 12 rassemble des options de personnalisation utiles pour le jeu et la gestion des périphériques externes. La présence de jeux publicitaires préinstallés et les défauts de traduction en français continuent toutefois de pénaliser l’interface.

Batterie et recharge : une capacité de 8 400 mAh plus longue à recharger

Le châssis intègre une batterie de 8 400 mAh, soit 900 mAh de plus que les 7 500 mAh du Redmagic 11 Pro, dans un volume pourtant légèrement réduit. Sur le test d’autonomie en usage mixte du 01lab, le Redmagic 12 Pro atteint 28 heures et 21 minutes. Ce résultat assure une journée et demie à deux jours d’utilisation courante, mais marque un recul de 3 heures et 37 minutes par rapport au Redmagic 11 Pro (mesuré à 31 heures et 58 minutes). L’écran 185 Hz plus lumineux, la nouvelle puce très énergivore en charge et la pompe de refroidissement plus puissante expliquent cette consommation en hausse malgré la capacité accrue de l’accumulateur.

Redmagic 12 Pro (10)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Sur la partie recharge, le modèle européen accepte jusqu’à 80 W en filaire comme en sans-fil, et ajoute une fonction de charge inversée jusqu’à 22,5 W. Nous avons relevé un pic de puissance à 85 W, mais une puissance moyenne maintenue à 32 W sur l’ensemble du cycle (contre 33 W sur le 11 Pro). Remplir une batterie de 8 400 mAh à cette vitesse prend logiquement plus de temps : la charge complète demande 1 heure et 19 minutes (contre 1 heure et 6 minutes sur le 11 Pro), et 10 minutes de branchement ne rendent que 19 % d’autonomie (contre 24 % l’an dernier). Au vu des températures atteintes en jouant sur secteur (comme lors de nos tests sous Steam), il est indispensable d’activer l’alimentation de contournement (bypass charging) dans les paramètres afin d’alimenter directement la carte mère sans faire chauffer la batterie.

  Capacité de la batterie Puissance de charge maximale filaire Autonomie mixte Temps de charge Charge en 10 min

Redmagic 12 Pro

1 j 4 h 21 mn

1 h 19 mn

19 %

RedMagic 11 Pro 7500 mAh 80 W

1 j 7 h 58 mn

1 h 6 mn

24 %

OnePlus 15 7300 mAh 120 W

1 j 7 h 8 mn

1 h 1 mn

26 %

Samsung Galaxy S26 Plus 4900 mAh 45 W

18 h 21 mn

1 h 18 mn

28 %

La batterie de 8 400 mAh offre une autonomie solide de plus de 28 heures sur notre protocole mixte et profite de la charge sans fil 80 W. En contrepartie, l’endurance recule légèrement face au modèle précédent et le temps de charge dépasse désormais l’heure et quart.

Audio : des haut-parleurs symétriques, mais la perte de la prise jack

Alors que son prédécesseur utilisait deux transducteurs de tailles différentes, le Redmagic 12 Pro intègre deux haut-parleurs symétriques 1115E certifiés Dolby Atmos. Ce changement équilibre la restitution stéréo lorsque le téléphone est tenu en mode paysage : la séparation gauche-droite est nette et permet de situer correctement l’origine des sons en jeu. Le moteur linéaire sur l’axe X (0815) fournit des vibrations marquées pendant les parties, mais son réglage par défaut manque un peu de fermeté lors de la saisie au clavier.

Côté connectique filaire, le constructeur supprime la prise mini-jack 3,5 mm qui figurait encore sur la tranche supérieure du Redmagic 11 Pro, un compromis lié à l’affinage du châssis et à l’ajout de la batterie de 8 400 mAh. Pour brancher un casque sans latence, il faut désormais utiliser un adaptateur sur le port USB-C 3.2 Gen 2 ou passer en sans-fil via le Bluetooth 6.0.

Le passage à deux haut-parleurs symétriques améliore l’équilibre sonore en mode paysage. La suppression de la prise casque 3,5 mm constitue en revanche un recul pratique pour les joueurs équipés de casques filaires.

Photo et vidéo : un double capteur limité au strict minimum

Redmagic réduit encore l’équipement photographique en retirant le capteur macro de 2 mégapixels de la génération précédente pour ne conserver que trois modules :

  • Un capteur principal grand-angle OmniVision OV50J de 50 Mpx avec stabilisation optique (OIS) et lentille à 7 éléments
  • Un capteur ultra grand-angle OmniVision OV50D40 de 50 Mpx
  • Une caméra frontale sous l’écran de 16 Mpx (9e génération).
Redmagic 12 Pro (11)
Redmagic 12 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net

Grand-angle

En plein jour, le capteur principal de 50 mégapixels produit des clichés corrects, avec un niveau de détail suffisant au centre et une exposition maîtrisée pour des besoins courants. Le traitement colorimétrique penche un peu du côté d’une forte saturation et on constate que la dynamique dans les zones sombres n’est pas très bien maitrisée.

Redmagic 12 Pro Grand Angle Jour

Redmagic 12 Pro Grand Angle Jour (2)

Redmagic 12 Pro Grand Angle Jour (3)

Redmagic 12 Pro Grand Angle Jour (4)

Dès que la luminosité baisse, le traitement logiciel lisse fortement les surfaces pour contenir le bruit numérique, ce qui fait chuter la netteté.

Redmagic 12 Pro Grand Angle Nuit (2)

Redmagic 12 Pro Grand Angle Nuit

Redmagic 12 Pro Grand Angle Nuit (3)

Redmagic 12 Pro Grand Angle Nuit (4)

Ultra grand-angle

L’ultra grand-angle de 50 Mpx permet de cadrer plus large en extérieur, mais manque de piqué.

Redmagic 12 Pro Ultra Grand Angle Jour

Redmagic 12 Pro Ultra Grand Angle Jour (2)

Redmagic 12 Pro Ultra Grand Angle Jour (3)

Redmagic 12 Pro Ultra Grand Angle Jour (4)

Le capteur peine fortement en basse lumière, avec de nombreux artefacts.

Redmagic 12 Pro Ultra Grand Angle Nuit (2)

Redmagic 12 Pro Ultra Grand Angle Nuit

Redmagic 12 Pro Ultra Grand Angle Nuit (3)

Zoom

L’absence de téléobjectif limite rapidement la polyvalence : au-delà d’un zoom numérique 2x, la dégradation de l’image est marquée. Le smartphone propose une option 3x, et monte jusqu’à 10x au maximum.

Redmagic 12 Pro Zoom 2x Jour

Redmagic 12 Pro Zoom 3x Jour

Redmagic 12 Pro Zoom 10x Jour

Redmagic 12 Pro Zoom 2x Jour (2)

Redmagic 12 Pro Zoom 3x Jour (2)

Redmagic 12 Pro Zoom 10x Jour (2)

En faible luminosité, les détails sont rapidement perdus.

Redmagic 12 Pro Zoom 2x Nuit

Redmagic 12 Pro Zoom 3x Nuit

Redmagic 12 Pro Zoom 10x Nuit

Redmagic 12 Pro Zoom 2x Nuit (2)

Redmagic 12 Pro Zoom 3x Nuit (2)

Redmagic 12 Pro Zoom 10x Nuit (2)

Portrait

Les clichés obtenus en mode portrait sont assez artificiels, avec souvent un manque de netteté.

Redmagic 12 Pro (32)
Redmagic 12 Pro © William Zimmer / 01net

La nuit, un filtre blanc apparait sur la plupart des photos, gâchant ainsi l’effet bokeh.

Redmagic 12 Pro (24)
Redmagic 12 Pro © William Zimmer / 01net

Selfie

À l’avant, la caméra de 16 mégapixels placée sous l’écran subit toujours les contraintes physiques de la dalle OLED. Malgré les algorithmes de correction annoncés pour atténuer le voile et la diffraction, les autoportraits restent ternes, manquent de netteté et affichent des halos autour des sources lumineuses.

Redmagic 12 Pro (33)
Redmagic 12 Pro © William Zimmer / 01net

La nuit, l’écran s’illumine en blanc automatiquement pour illuminer votre visage. Mais malgré cela, la caméra positionnée derrière l’écran ne fait pas de miracles.

Redmagic 12 Pro (23)
Redmagic 12 Pro © William Zimmer / 01net

Vidéo

En vidéo, le module dorsal filme jusqu’en 4K (et 8K), tandis que la caméra frontale plafonne en 1080p à 30 images par seconde.

Privé de téléobjectif et pénalisé à l’avant par sa caméra sous l’écran, le Redmagic 12 Pro se contente d’assurer le minimum en photographie. Seul le module principal de 50 Mpx donne des résultats exploitables lorsque la lumière est suffisante.

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