Ruba Ghazal croit que PSPP a manqué une belle occasion d’accepter la critique
La porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, considère que Paul St-Pierre Plamondon devrait accepter les règles du débat démocratique, en faisant preuve d’ouverture aux reproches.
« M. Paul Saint-Pierre Plamondon a manqué une belle occasion d’accepter la critique », a-t-elle réagi mercredi, lors d’un échange avec des journalistes dans Saint-Henri, à Montréal.
Le chef du Parti québécois a affirmé dans une entrevue avec Le Devoir que le système médiatique encourage la désinformation et la distorsion, ce qui rend le dialogue difficile. Ce dernier faisait allusion aux attaques lancées par certains de ses opposants politiques à la suite de son annonce devant l’école Roger-Comtois, en début de campagne où il faisait le lien entre surpopulation dans les écoles et immigration.
Selon Mme Ghazal, dans une société démocratique, les journalistes, les partis politiques et les citoyens ont un rôle important à jouer afin d’avoir « des débats sains sur tous les enjeux ».
« Moi, je veux qu’on ait des débats sur les enjeux d’immigration, parce que c’est un enjeu important face au défi démographique du Québec. Je veux qu’on ait ces débats-là sur des faits et la critique fait partie du débat démocratique », a expliqué la cheffe solidaire.
Selon elle, son rôle en tant que cheffe de parti politique, c’est de débattre, d’amener des propositions, et de « critiquer des discours qui [la] dérangent ». Mme Ghazal a aussi rappelé qu’elle avait sommé Éric Duhaime, le chef du Parti conservateur du Québec, de se rétracter pour des faussetés à propos des demandeurs d’asile.
« J’ai dit qu’il [Éric Duhaime] était disqualifié de parler d’immigration quand il balance des chiffres qui sont faux sur les demandeurs d’asile, les demandes frauduleuses. Ce n’est pas vrai, ça a été vérifié et c’est mensonger. Donc, je critique tout le monde. »
Le 2 septembre dernier, Paul St-Pierre Plamondon, avait lié l’immigration et le manque d’espaces dans une école de la banlieue de Québec, sans faire de distinction entre les élèves tout juste arrivés au Québec et les immigrants de deuxième génération, qui sont nés ici.
« [Cette] école déborde en raison d’un trop grand nombre de nouveaux élèves qui viennent de l’immigration », avait-il déclaré devant l’école secondaire Roger-Comtois. Ces propos avaient fait sursauter plusieurs de ses adversaires politiques comme Ruba Ghazal qui avait trouvé ça « épouvantable », ou le libéral Charles Milliard qui avait déploré « un manque de classe ».
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