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Tuesday, September 29, 2026

« Faux » demandeurs d’asile : Ghazal fustige Duhaime pour des propos « irresponsables »

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C'est ce qu'a intimé Ruba Ghazal à Éric Duhaime, à la lumière d'un texte de Radio-Canada qui détaille les inexactitudes répétées par le chef conservateur à propos des demandeurs d'asile.

M. Duhaime a, entre autres, plus d'une fois lancé que plus du tiers des demandeurs d'asile dans la province sont frauduleux. En réalité, seules 2,6 % des demandes rejetées ont été jugées frauduleuses, a démontré l'équipe de La Vérif de Radio-Canada.

De balancer des chiffres comme ça sur des êtres humains qui fuient un danger dans leur pays pour venir se réfugier au Québec, c'est irresponsable., a déclaré Ruba Ghazal en point de presse mardi matin. Et en plus, c'est faux.

Moi, j'en ai soupé des politiciens qui balancent tout le temps des chiffres et qui disent des choses contre l'immigration. C'est important, oui, d'avoir des débats sur l'immigration [...] mais ayons de la bienveillance, s'il vous plaît.

C'est important. On ne parle pas juste de chiffres, on parle d'êtres humains, a rappelé Mme Ghazal.

« Délicat », mais « vrai », dit Fréchette

Il faut être très précautionneux quand on parle d’immigration, a dit pour sa part la cheffe de la CAQ, Christine Fréchette. On parle de gens qui ont laissé tout derrière eux pour venir s’établir au Québec. Il faut toujours être délicat.

Une partie de ces gens-là, c’est nous qui les avons attirés, puis une autre partie, ce sont des gens qui quittent un pays parce qu’il y avait un conflit ou des drames, ou qu’ils étaient victimes eux-mêmes de menace.

Christine Fréchette répond à des questions des journalistes. Béatrice Déry la regarde.

Christine Fréchette était entourée de la candidate dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Béatrice Déry, lors de son passage à Val-d'Or, le 29 septembre.

Photo : Radio-Canada / Dany Pilote

Mais Mme Fréchette n’est pas allée aussi loin que la porte-parole solidaire, concédant à Éric Duhaime que c’est vrai que ce n‘est pas tous les demandeurs d’asile qui sont de vrais demandeurs d’asile.

Mais la faute dans l’histoire revient, a-t-elle estimé, au gouvernement fédéral. Ça leur prend vraiment trop de temps, a dit Christine Fréchette, ajoutant que des fois, ça met trois ans avant que le fédéral traite des dossiers de demandeurs d’asile.

Elle s’en est également prise à la promesse de cesser d’accepter les demandeurs d’asile au Québec. Qu’est-ce qu’il entend par là?, a-t-elle demandé, rappelant qu’il s’agissait d’une compétence fédérale et que le Québec n’a pas les leviers pour rediriger lui-même ces immigrants vers le reste du Canada.

Est-ce que ce serait des autobus pour amener les gens ailleurs? Quelle forme ça prendrait?

La cheffe de la CAQ a plutôt plaidé pour un système de répartition en bonne et due forme dans l'ensemble du Canada.

Le PQ « veut faire le point là-dessus » dans les prochains jours

Lors de son annonce du jour, Paul St-Pierre Plamondon n'a voulu ni attaquer ni qualifier les affirmations du chef conservateur. Je laisse M. Duhaime s'expliquer, a-t-il répété.

[Éric Duhaime] aborde des sujets sur la base du profit politique qu'il pense pouvoir réaliser, mais il ne les maîtrise pas, a néanmoins lancé le chef péquiste, attaquant la position autonomiste du chef du PCQ en matière d'immigration. Son hypothèse, c'est de nous dire : "Si c'était Duhaime, et pas [François] Legault, ce serait complètement différent, avec la même recette".

Le chef du Parti québécois (PQ) répond aux questions des journalistes.

Le chef du Parti québécois (PQ) répond aux questions des journalistes.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Cela dit, le chef du Parti québécois souhaite néanmoins qu'on préserve un espace de débat sur la question des demandeurs d'asile.

Jamais il n'y a eu un débat démocratique sur l'idée qu'on passerait à 200 000 demandeurs d'asile en attente sur le territoire québécois. Ça s'est fait de façon complètement antidémocratique.

Oui, ça a un impact sur les services et sur le logement, a insisté le chef péquiste.

Il y aura un point qu'on va faire là-dessus, a promis Paul St-Pierre Plamondon. D'ici la fin de la campagne? Oui, a-t-il dit.

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