The Jerusalem PostHakeem Jeffries set to become US House speaker amid Democrats victory in midterm electionsPunchBritish tennis star receives death threats after defeatDaily MaverickUS MIDTERMS: Democrats capture Congress in sweeping setback for TrumpInquirerJunk shop workers find suspected explosive in Sultan KudaratSky TG24Attacco hacker ai supermercati in Europa, quali Paesi sono stati colpiti e come è successoCNN TürkOsmaniye'de tıra arkadan çarpan tırın sürücüsü öldüNumeramaLe singles Day 2026 bat son plein : les meilleures offres du Black Friday chinois sont iciRai NewsOdessa sotto attacco. A Bruxelles incontro tra Ue, Nato, e delegazioni di Mosca e KievEuronews‘We will take back the House in 2028’: US House Speaker Johnson promises Republican comebackBollywood Hungama‘Baby Doll’ singer Kanika Kapoor announces separation from husband Gautam HathiramaniPremium TimesASUU threatens industrial action over Wike’s allocation of UniAbuja landIl Fatto QuotidianoUcciso con cinque colpi e bruciato nelle grotte, nuovo arresto per l’omicidio di Francesco Diviesti
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, November 4, 2026

L’agrandissement du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent confirmé par Ottawa en 2026?

Translate

Le gouvernement fédéral devrait confirmer d’ici la fin de l’année l’agrandissement du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. C’est ce qu’affirme au Devoir la secrétaire d’État à la Nature, Nathalie Provost, qui se dit par ailleurs confiante quant à l’atteinte des objectifs canadiens de protection de la biodiversité et du climat, malgré les nombreuses critiques à l’endroit des libéraux de Mark Carney.

Ottawa et Québec ont d’abord annoncé en mars 2023 leur intention d’accroître la superficie de la plus importante aire marine protégée de la province. Le gouvernement québécois a d’ailleurs confirmé l’été dernier cette expansion, qui permettra de quadrupler la superficie du parc marin, sans attendre la décision du gouvernement fédéral. Ce dernier doit toutefois donner son aval, ce qui sera fait d’ici la fin de l’année.

« Ce que je comprends, après avoir échangé avec mes collègues, c’est que c’est dans l’horizon de 2026 », affirme la secrétaire d’État à la Nature, Nathalie Provost. Cela signifie que la superficie de ce territoire marin protégé de l’estuaire du Saint-Laurent passera de 1245 km2 à près de 4500 km2.

L’aire marine protégée doit donc désormais s’étendre jusqu’en amont de l’île aux Coudres, et jusqu’à la municipalité de Longue-Rive, sur la Côte-Nord, mais aussi jusqu’au parc national du Bic, en aval, en incluant le secteur de Cacouna, considéré comme une pouponnière pour le béluga. Cela signifie que le territoire protégé rejoindra la rive sud du Saint-Laurent, ce qui n’est pas le cas actuellement.

L’expansion permettra aussi de couvrir tout l’« habitat essentiel » estival du béluga, l’espèce en voie de disparition qui est à l’origine de la création du parc marin en 1998. Cependant, Québec et Ottawa n’entendent pas y limiter la croissance du trafic maritime commercial, qui est considéré comme une menace pour l’espèce, notamment en raison de la pollution sonore qui en découle.

Cette nouvelle étape de protection des milieux marins est une bonne nouvelle, souligne Mme Provost, en répétant que le Canada garde le cap sur l’objectif de protéger 30 % de ses milieux marins et de ses milieux terrestres d’ici 2030.

Ottawa est toutefois encore loin du compte. À l’heure actuelle, 14 % des territoires terrestres et 15,5 % des territoires marins sont protégés. Dans des rapports publiés en novembre 2025, le commissaire à l’environnement et au développement durable concluait d’ailleurs que « le Canada ne respecte pas ses engagements » dans ce domaine, notamment parce que le fédéral avait promis d’atteindre la cible de 25 % avant la fin de 2025.

L’objectif de 2030, qui a été inscrit dans l’accord mondial sur la protection de la biodiversité signé à Montréal en 2022, demeure néanmoins atteignable, selon Mme Provost. « Je suis ingénieure et je comprends les chiffres, mais je crois qu’il est important de maintenir cette ambition. Je travaille dans le cadre de cet objectif, dit-elle. Mais j’ai le vertige par moments, parce que c’est énorme. Je suis consciente de ce que ça représente. »

« Modèle » climatique

L’urgence de lutter contre la crise climatique est également inscrite dans le Cadre mondial de la biodiversité Kunming-Montréal. Or, depuis l’arrivée au pouvoir de Mark Carney, le gouvernement fédéral a mis de côté plusieurs mesures conçues pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), en plus d’appuyer des projets de l’industrie des énergies fossiles qui vont alimenter le réchauffement climatique.

Nathalie Provost demeure tout de même optimiste pour les années à venir. « Je suis consciente que le modèle canadien de protection du climat a changé. Je comprends que plusieurs scientifiques sont extrêmement inquiets de l’abandon de certaines politiques et règlements », admet-elle, en ajoutant que le fédéral mise désormais sur « des approches pragmatiques qui sont applicables partout à travers le Canada ».

Même si les libéraux fédéraux misent sur une croissance de la production gazière et pétrolière et que le premier ministre Mark Carney a promis de financer la construction d’un nouveau pipeline pour l’industrie des sables bitumineux, Mme Provost assure que la « stratégie » gouvernementale permettra d’atteindre l’objectif de « carboneutralité » à l’horizon 2050.

Selon les plus récentes données sur les émissions canadiennes de GES, tout indique que le pays est sur la voie de l’échec climatique. Les données fédérales officielles pour 2024 indiquent que les émissions de GES atteignaient alors 685 millions de tonnes, soit un recul de seulement 10 % par rapport à leur niveau de 2005. Or, la cible officielle du Canada pour 2030 impliquerait une baisse de 40 % à 45 %.

Le bilan des GES du secteur pétrolier et gazier a augmenté de 76 % entre 1990 et 2024. Au cours de cette période, les émissions de GES provenant de l’exploitation des sables bitumineux ont augmenté de 529 %.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.