Des organisations lycéennes et étudiantes appellent à poursuivre la mobilisation en France

"Le gouvernement a peur, le gouvernement a montré qu’il était clairement désorienté par tout ce qui se passait. Et cette peur-là, elle va nous permettre […] de s’engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses pour défendre les droits des lycéennes et des lycéens", a-t-il ajouté.
"On arrive à avoir des gains avec la mobilisation, mais ça reste des miettes", a déploré auprès de l’AFP Sabrine Karbach, porte-parole de l’Union étudiante.
"Que ce soit les lycéens et les étudiants […] on continuera à se mobiliser", notamment le 5 novembre, journée d’appel à la grève des syndicats de travailleurs, a-t-elle poursuivi.
Le Premier ministre a reçu tout l’après-midi, avec les ministres de l’Éducation nationale Édouard Geffray et de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, les organisations lycéennes puis étudiantes, successivement, espérant clore ainsi cinq semaines de crise entamées par des blocages d’établissements.
"Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons", a pour sa part dénoncé Clément Vieillot du mouvement Cachan 94, en banlieue parisienne, critiquant un gouvernement qui "sait qu’il ne peut pas appliquer ce qu’il va dire", vu qu’ils "partent dans six mois".
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