Une ex-fonctionnaire à l’immigration accusée de fraude, la ministre Gentilcore « choquée »

La ministre de l'Immigration et de l'Intégration, Catherine Gentilcore, s'est dite « très choquée par les révélations des derniers jours de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) », selon lesquelles une ancienne employée du ministère de l’Immigration, aurait frauduleusement émis plus de cent certificats de sélection du Québec (CSQ).
C'est ce que démontrent les résultats, dévoilés mercredi, d'une enquête menée par le Commissaire à la lutte contre la corruption (CLCC) — un corps de police spécialisé rattaché à l'UPAC.
L'ancienne employée du ministère de l’Immigration, Marilena Ida, aurait émis une centaine de CSQ à des candidats ne remplissant pas les critères d’admissibilité dans le cadre de ses fonctions.
Mme Ida, qui était alors la coordonnatrice par intérim du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), aurait commis ces gestes entre août 2016 et février 2019, c’est-à-dire avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement péquiste actuel.
Le PEQ est un programme instauré en 2010 qui offrait à des immigrants une voie prévisible vers la résidence permanente après deux ans passés à travailler dans la province. Le CSQ, délivré par le ministère de l’Immigration à la fin du PEQ, atteste qu’une personne a été sélectionnée pour s’établir en province. Ce document sert ensuite de preuve pour effectuer une demande officielle de résidence permanente auprès du gouvernement fédéral.
L’ex-fonctionnaire n’occupe plus d’emploi au ministère depuis 2019, a confirmé le cabinet de Mme Gentilcore.
Cette situation ébranle ma confiance, et je m'attends à ce que toute la lumière soit faite
, a ajouté la députée de Terrebonne, qui souhaite aussi s'assurer qu'il s'agit bien d'un cas isolé
.
Cela démontre l'importance de demeurer vigilants et d'implanter des processus qui permettent d'assurer l'intégrité des programmes
, a-t-elle souligné.
L’accusée devra se présenter au tribunal de Montréal le 10 décembre 2026 pour répondre aux allégations d'abus de confiance et de fabrication de faux documents dont elle fait l’objet.
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