Un camion en (fausses) flammes à la gare centrale pour sensibiliser sur le mauvais tri des gadgets électriques

Avec près d'un Belge sur quatre qui ignore que ces petits gadgets (écouteurs sans fil, mini-enceintes, éclairages LED bon marché, petits ventilateurs, jouets électriques, etc.) contiennent des composants électriques, la Belgique affiche la troisième part la plus élevée parmi les 12 pays européens étudiés. "Cet angle mort a des conséquences lorsque les consommateurs se débarrassent de leurs appareils. Ainsi, 17,4% des acheteurs belges déclarent avoir déjà jeté des produits de 'fast tech' avec les déchets résiduels. Et 11,7% les ont jetés avec les PMC", constate Recupel, qui avertit que ce geste "n'est pas sans danger".
De nombreux petits appareils rechargeables contiennent en effet une batterie lithium-ion. Si celle-ci est endommagée, écrasée ou broyée lors de la collecte ou du traitement des déchets, elle peut surchauffer et provoquer un incendie dans les camions-poubelles, les centres de tri ou encore les installations de traitement. "Ce qui semble n'être qu'un appareil inoffensif pour le consommateur peut avoir de lourdes conséquences plus loin dans la chaîne des déchets. Un incendie ne perturbe pas seulement la collecte et le traitement des déchets, il peut aussi mettre en danger nos collaborateurs", explique Kwafie Jansen, responsable des opérations au sein de la société de recyclage Renewi. "Un appareil n'a pas besoin d'avoir une prise ou un câble visible pour être un appareil électrique. Ça s'allume, ça se branche, ça se charge? Alors, il n'a pas sa place dans les déchets résiduels ou les PMC", insiste le CEO de Recupel, Eric Dewaet.
Pour sensibiliser le grand public, Recupel organise ce mercredi matin, au Carrefour de l'Europe, devant la Gare centrale de Bruxelles, une "action spectaculaire": une simulation de camion-poubelle en feu. L'étude nous apprend encore que les consommateurs belges trouvent assez facilement le chemin du recyparc: 42,8% des acheteurs y apportent les produits de "fast tech" dont ils se débarrassent. En revanche, les magasins restent largement sous-utilisés comme canal de collecte en Belgique puisque seuls 14,6% des consommateurs rapportent les gadgets électriques dont ils se débarrassent dans un point de collecte en magasin, soit le pourcentage le plus faible de tous les pays étudiés. Mais de nombreux appareils électriques restent simplement inutilisés dans les foyers belges. Plus d'un acheteur belge sur quatre (26,5%) conserve chez lui des produits de "fast tech" hors d'usage ou inutilisés.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.